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Le CNOSF et la FFF déplorent la baisse du budget des Sports, Marchand et Riner aussi
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Mis à jour 16/01/2025 à 23:41 GMT+1
Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et la Fédération française de football (FFF) ont déploré toutes deux jeudi la baisse des dépenses sportives dans le projet de loi de finances 2025 et notamment un nouvel amendement déposé jeudi. Le Sénat s'y est opposé, alors que plusieurs sportifs comme Teddy Riner et Léon Marchand se sont positionnés.
Teddy Riner à l'Arena Champ-de-Mars pendant les JO de Paris 2024
Crédit: Getty Images
Les instances sont en colère. Ce jeudi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et la Fédération française de football (FFF) ont déploré la baisse des dépenses sportives dans le projet de loi de finances 2025.
"Le projet de loi de finances 2025 prévoyait déjà une réduction de plus de 100 millions d'euros du budget du ministère des Sports (hors crédits exceptionnels liés aux Jeux), portant un coup dur à un budget qui peine déjà à atteindre un milliard d'euros et ne représentait déjà qu'à peine 0,2 % du budget de l'Etat", déplore le CNOSF.
Marchand réagit, Riner aussi
"Ce 16 janvier, le gouvernement a décidé d'aggraver la situation en déposant un nouvel amendement qui réduit de 34 millions d'euros supplémentaires un budget qui devient marginal", ajoute-t-on de même source. "A l'occasion de l'examen du projet de loi de finances pour 2025 au Sénat, un amendement propose une diminution supplémentaire des crédits de la mission sport, jeunesse et vie associative à hauteur de 123 millions d'Euros. Cette baisse supplémentaire porterait à près de 400 millions la diminution des crédits de la mission sport", affirme de son côté la FFF.
Selon le CNOSF, "les Jeux (Olympiques de Paris 2024) ont montré l'impact structurant du sport dans nos vies : c'est un outil essentiel d'inclusion, de santé publique et de cohésion sociale. Réduire les moyens alloués au sport, c'est fragiliser notre capacité à relever ces défis. À l'inverse, investir dans le sport, c'est construire une société plus saine, plus solidaire et plus dynamique". Le nageur Léon Marchand a lui aussi réagi sur le réseau social X (ex-Twitter), "applaudissant" un article indiquant que le sport français crie à la catastrophe après cette décision.
Le Sénat s'oppose
"Après sept années de préparation, nous avons vécu des Jeux Olympiques extraordinaires, laissant un héritage marquant à l’international et surtout pour l’avenir de notre jeunesse. Pourtant, à peine les jeux terminés, le budget pour le sport chute de 33 % ! Ne laissons pas cette flamme s’éteindre, elle est essentielle pour le futur", a réagi Teddy Riner.
Les responsables du CNOSF indiquent toutefois être "conscients de la situation budgétaire du pays" et soulignent qu'ils demandent "simplement que le sport puisse financer le sport". "Le produit de la taxe sur les paris sportifs, ajoutent-ils, doit être intégralement réinvesti dans le sport, afin de maintenir l'effort de rattrapage que l'Etat a engagé ces dernières années."
Les sénateurs, eux, ont découvert à la dernière minute un amendement gouvernemental au budget "Sport, jeunesse et vie associative" examiné dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 : 123,5 millions d'euros en moins au total, dont 34 sur le sport. Ils s'y sont massivement opposés, même la droite majoritaire à la chambre haute, pourtant toujours attentive aux restrictions budgétaires dans un contexte de dérapage du déficit. "Le sport ne doit pas être le grand sacrifié des causes budgétaires et comptables", a lancé le rapporteur général du budget Jean-François Husson (LR).
Pour la FFF, "à l'heure ou plus que jamais, en raison de son rôle éducatif et social indispensable pour lutter contre les tensions que connait notre société, le sport doit être aidé et ses crédits soutenus".
(Avec AFP)
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