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Milan referme la page des Paralympiques, avec une 6e place et un bilan "frustrant" pour les Bleus, en-deça de leur objectifs de médailles
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Mis à jour 15/03/2026 à 16:20 GMT+1
Après plus de 10 jours de compétition, sans incident majeur malgré le retour contesté de la Russie sous son drapeau, Milan Cortina referme dimanche le chapitre des Jeux paralympiques où les Bleus n'ont pas atteint leurs objectifs de médailles.
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Video credit: Eurosport
Douze breloques, quatre en or, et un bilan contrasté. Alors que les Jeux paralympiques de Milan Cortina ont pris fin, l'équipe de France repart de sa quinzaine avec un panier à médailles moins rempli qu'espéré. Alors que l'ambition était de finir dans le Top 4, avec environ 18 podiums, le bilan est en deçà des attentes initiales avec cette sixième place générale. C'est "frustrant" pour la présidente du Comité paralympique tricolore Marie-Amélie Le Fur.
Dix Français étaient encore engagés en para ski alpin et ski de fond dimanche, mais hormis Anthony Chalençon, en bronze sur le 20km libre, aucun n'est parvenu à monter sur la boite. Parmi les favoris du slalom, Arthur Bauchet a notamment manqué l'occasion d'aller chercher un troisième titre en Italie, et a terminé 11e. "Il n'y a pas de déception mais de la frustration, a tempéré la présidente du CPSF, sur le papier cette équipe [de France] était annoncée performante et elle l'a été mais il y a plusieurs éléments".
Parmi eux, "on avait peut-être pas assez anticipé le niveau des autres athlètes, il y a aussi quelques contre-performances, et la question de la densité de l'équipe", notamment dans les différentes catégories de handicap. La problématique de la féminisation de l'effectif a également été évoquée. Avec quatre titres, les Bleus font moins bien qu'à Pékin, où ils étaient parvenus à décrocher sept médailles d'or. La majorité des médailles obtenues par la France, en Italie, l'ont par ailleurs surtout été en para ski alpin, avec notamment quatre breloques pour Aurélie Richard et trois pour Arthur Bauchet, dont deux titres. Le tableau des médailles est dominé par la Chine, comme il y a quatre ans à Pékin, où sa puissance dans les sports d'hiver avait éclaté au grand jour. Elle devance les Etats-Unis et la Russie, de retour sous son drapeau et hymne pour la première fois depuis 2014, et qui totalise huit titres.
Un boycott de certains comités lors de la cérémonie d'ouverture
Un retour, acté en partie en septembre dernier – avec celui du Bélarus – et qui a fait l'objet de la colère de l'Ukraine et d'autres pays européens. Il n'a cependant fait l'objet d'aucun incident majeur en Italie, bien que son hymne ait déjà résonné à huit reprises. Il y a quelques jours, après la victoire du duo russe composé d'Anastasiia Bagiian et de son guide Sergei Siniakin dans l'épreuve féminine de sprint de ski de fond (catégorie déficients visuels), la fondeuse allemande Linn Kazmaier et son guide Florian Baumann ont tourné le dos au drapeau russe en guise de protestation.
Le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtiarev, a qualifié samedi ce geste de "consternant" et "antisportif" et a estimé qu'il s'agissait d'un "incident isolé" émanant d'une "minorité" déterminée à boycotter la Russie. De son côté, le comité ukrainien s'est plaint de voir ses athlètes subir des "pressions" de la part de l'IPC et du comité organisateur, entre drapeau déplacé dans le village et une demande faite à la championne paralympique de biathlon Oleksandra Kononova de retirer sur le podium des boucles d'oreilles sur lesquelles étaient inscrites "Stop à la guerre".
Lors de la cérémonie d'ouverture, le 6 mars, à Vérone, plusieurs comités paralympiques avaient d'ailleurs boycotté la soirée. Interrogée par l'AFP, l'IPC a indiqué qu'aucun comité n'avait, à la mi-journée samedi, communiqué son souhait de renoncer pour raisons politiques à la cérémonie de clôture, qui se déroulera cette fois au stade olympique de Cortina. Sans en officialiser la raison, plusieurs pays ont en tout cas indiqué ne pas y prendre part, notamment l'Ukraine, selon la liste des porte-drapeaux communiquée par l'IPC.
Cap sur les Alpes 2030
L'avant-Jeux avait par ailleurs été marqué par l'absence dans les derniers instants de l'Iran, son seul athlète, le fondeur Aboulfazl Khatibi Mianaei, n'ayant pu voyager en Italie, compte tenu de la guerre au Moyen-Orient. Dimanche soir, le pays hôte passera le flambeau à la France, chargée d'organiser la prochaine édition des Jeux en 2030, dans les Alpes. Comme pour les Jeux olympiques, le dévoilement de la carte définitive des sites, répartis entre les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, est attendu pour juin prochain.
"Les Jeux en Italie, sont les premiers à être aussi éclatés, et les Alpes-2030 seront sur ce modèle-là donc nous devrons être attentifs", avait déclaré en janvier dernier la présidente du Comité paralympique et sportif français Marie-Amélie Le Fur. Entre "expérience des athlètes", "stratégie de billetterie" ou question de l'accessibilité de la montagne, la France aura encore quatre ans pour préparer ses Jeux. Elle pourrait aussi connaître le retour des athlètes du sport adapté (en situation de handicap mental), privés de Jeux paralympiques d'hiver depuis 1998.
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