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Emilie Andéol, la reine de coeur

Andéol, la reine de coeur

Le 22/12/2016 à 08:00Mis à jour Le 23/12/2016 à 09:11

SPORTIFS FRANÇAIS DE L'ANNEE - On continue de grimper dans la hiérarchie de notre classement des sportifs tricolores qui ont marqué ces douze dernièers mois. A la 7e place, Emilie Andéol, divine surprise du judo français à Rio cet été.

Du lundi 19 au mercredi 28 décembre, Eurosport.fr dévoile son Top 10 des sportifs français de l'année 2016. 25 membres de la rédaction ont pris part au vote, donnant chacun leur propre Top 10. Chacun des 25 votants donne 10 noms. Le premier reçoit dix points, le deuxième neuf points et ainsi de suite jusqu'au 10e, qui se voit attribuer un point. Les points sont ensuite cumulés. Ce jeudi, nous révélons le 7e de classement.

7. Emilie Andéol

Points : 75
Citations : 15 (sur 25 votants)
Meilleur classement : 2e (1 votant)
Classement 2015 : Non classée
Sport : Judo

Emilie Andéol après son succès en -78 kg à Rio

Emilie Andéol après son succès en -78 kg à RioPanoramic

Pourquoi elle ?

Un gigantesque coup de cœur. Emilie Andéol a conquis l'or olympique cet été, déboulant à 28 ans en pleine lumière là où et quand personne ne l'attendait vraiment. Aux Jeux Olympiques, il y a ceux que l'on guette comme une évidence, presque comme une obligation, et ceux qui surgissent de nulle part, en mode conte de fées. Emilie Andéol a su embrasser son destin le 12 août dernier à Rio de Janeiro. Le même jour que Teddy Riner, dont elle aura été l'alter ego dans la gloire olympique, alors que les trajectoires de ces deux-là ne sauraient être plus opposées.

Comme la plupart des judokas présents au Brésil cet été, la Bordelaise pouvait légitimement briguer une médaille. Elle l'avait déjà fait, au niveau planétaire, en ramenant du bronze des Championnats du monde de Tcheliabinsk, en 2014. Et elle comptait également un titre européen à son palmarès. Le podium était donc dans son esprit. Mais l'or, certainement pas. Car Miss Andéol et la confiance en soi, ça faisait 12000, avant ces Jeux. Mais c'était son jour. Le jour où elle a mis de côté ses a priori sur ses propres capacités. Le jour où, enfin, elle s'est sentie prête à soulever des montagnes.

Au fil de ce 12 août, Emilie a grandi davantage en quelques heures qu'en dix ans. Son parcours carioca a, en prime, donné du relief à sa quête dorée. Car la pile électrique d'Arcachon a terrassé sur ses deux derniers combats deux grandes références de sa catégorie : d'abord la Chinoise Sun Yong, championne du monde en titre, en demi-finale. Sur ippon. Puis, en finale, c'est la Cubaine Idalys Ortiz, tenante du titre olympique, qui a subi sa loi, après un combat interminable. Au golden score, la Française a immobilisé son adversaire au sol pour changer le cours de sa carrière.

C'est évidemment une performance que les 15 membres de la rédaction qui ont placé Emilie Andéol dans leur Top 10 ont voulu récompenser. Mais cela va sans doute au-delà de ça. C'est aussi la personnalité de la Girondine, qui a su toucher et ajouter de l'émotion à son couronnement, qui a été plébiscitée. L'envie de lui dire bravo, mais peut-être plus encore merci. Elle est aussi le signe que le judo français a de la ressource, y compris chez les filles. Car après l'échec de Gévrise Emane et la frustration de Clarisse Agbegnenou, la folle journée d'Emilie Andéol a fait tout oublier.

Son année en 5 dates

  • 27 mars : A Tbilissi, pour sa première grande sortie de la saison, Emilie Andéol prend la 5e place des +78 kg.
  • 23 avril : A Kazan, lors des Championnats d'Europe, la Française tombe en finale de repêchage contre l'Allemande Carolin Weiss. Elle rate le podium et se contente de la 7e place.
  • 8 mai : Lors du dernier Grand Chelem avant les Jeux, la Bordelaise prend la troisième place. Stoppée par Song Yu en demi-finale, elle arrache le bronze contre Maryna Slutskaya.
  • 12 août : Alors que toute la France attend Teddy Riner, Emilie Andéol devient l'autre héroïne du jour en se parant d'or chez les +78kg. Monumentale, elle renverse Song Yu en demie puis la Cubaine Idalys Ortiz en finale, championne olympique en titre.
  • 17 décembre : Avec le Red Star Champigny, la Bordelaise participe au Championnat d'Europe des clubs en Russie. Son équipe décroche la troisième place.
Le classement du Top 10 France
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