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Guillaume Cizeron : "Avec Gabriella (Papadakis), on a essayé d'ouvrir un peu nos horizons"

Cizeron : "Avec Gabriella, on a essayé d'ouvrir un peu nos horizons"
Par AFP

Le 24/01/2019 à 14:50Mis à jour Le 24/01/2019 à 15:00

CHAMPIONNATS D'EUROPE - "Peu importe la concurrence, on a envie de présenter un produit dont on est fiers", affirment à l'AFP Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, à la veille de leur entrée en lice à Minsk, vendredi.

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, les triples champions du monde (2015, 2016 et 2018) et vice-champions olympiques 2018 de danse sur glace visent un cinquième titre continental consécutif, pour marquer un peu plus encore l'histoire de leur discipline.

A Minsk, vous patinerez pour la troisième fois en compétition cet hiver, après les Internationaux de France et les Championnats de France...

Gabriella Papadakis : C'est vrai que c'est beaucoup moins de sorties que ce que l'on fait d'habitude. Généralement, on a au moins le double. On a commencé plus tard, donc on a eu plus de temps pour se préparer

Guillaume Cizeron : Ca n'a pas changé grand-chose dans notre préparation. Après les Jeux, on avait besoin de repos. C'était planifié comme ça. Ca va être une année assez courte, il n'y aura plus beaucoup d'occasions pour patiner nos programmes. On va faire de notre mieux pour honorer le travail que l'on a accompli jusqu'à présent

Pouvez-vous nous parler de vos programmes, court et libre, de cet hiver ?

G.P : On a choisi deux programmes qui nous plaisaient. On a toujours aimé le tango, c'est un style que l'on n'avait pas forcément exploré. Comme c'était imposé (une danse est imposée chaque saison pour le programme court, NDLR), ça tombait bien pour nous. On a pris beaucoup de plaisir à le chorégraphier, à travailler sur l'interprétation. Le style pour le programme libre est un peu différent de ce qu'on a fait les années précédentes. C'est aussi quelque chose qui nous a beaucoup plu. Dans ce programme-là, on joue vraiment sur la dualité de deux êtres différents

G.C : Après les Jeux, beaucoup de gens s'attendaient à ce que l'on fasse des programmes plus faciles, mais on avait envie de se pousser, faire des choses nouvelles, essayer de surprendre un peu, être dans un certain challenge, dans la découverte de nouvelles énergies, de nouvelles personnes avec qui travailler. On a essayé d'ouvrir un peu nos horizons, avec un programme libre qui est un peu inhabituel pour nous

Est-ce difficile de se motiver chaque matin à l'entraînement, sachant l'avance que vous avez sur la concurrence ?

G.P : La difficulté n'est pas la même. Quand on a une concurrence juste derrière nous, palpable, évidemment qu'on y pense tous les jours. Il y a beaucoup moins de risque de tomber dans la routine. Mais en même temps c'est hyper stressant à vivre. Là, c'est sûr que l'on se le dit moins, mais on sait par notre expérience que c'est une fausse impression. On sait que nos concurrents travaillent énormément et qu'un rien peut faire qu'on se fasse dépasser. On le sait, se le rappeler ça nous aide à se pousser. Mais peu importe la concurrence, on a envie de présenter aux juges et au public un produit dont on est fiers. Rien que ça, ça nous pousse

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