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Gailhaguet : "C'est un complot"
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Publié 06/08/2002 à 09:15 GMT+2
Interpellés sur le terrain médiatique par le FBI et la police italienne, Didier Gailhaguet, Marina Anissina et Gwendal Peizerat se sont défendus, lundi au cours d'un point presse. Pour les trois protagonistes, cette histoire de lien avec Tokhtakounov n'est qu'un vaste complot.
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Interpellés sur le terrain médiatique par le FBI et la police italienne, Didier Gailhaguet, Marina Anissina et Gwendal Peizerat se sont défendus, lundi au cours d'un point presse. Pour les trois protagonistes, cette histoire de lien avec Tokhtakounov n'est qu'un vaste complot.
Tout sur le scandale
Quatre thèmes forts nourrissent la chronique juridico-médiatique depuis l'arrestation en Italie du mafieux russe présumé Alimzhan Tokhtakhounov. L'un, qui a éclaté au grand jour à la fn des Jeux, concerne les arrangements entre les juges russes et français. Il a coûté à Marie-Reine Le Gougne, la juge-arbitre tricolore et à Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des sports de glace trois ans de suspension par la fédération internationale.
Les trois autres ont trait directement à l'annonce par le FBI d'un lien direct entre Tokhtakounov et le monde du patinage. Employant des tonalités d'avocat pénaliste, pour Didier Gailhaguet, ou gorge nouée, pour Marina Anissina, tous ont apporté leur vision des événements.
L'échange de votes franco-russe
Sur le thème, Didier Gailhaguet est particulièrement virulent : "Il n'y a pas d'axe franco-russe comme des imbéciles l'ont écrit. La preuve, les Russes ont voté contre les Français ! Où est le deal ? Où est la complicité ?"
Les liens avec Tokhtakounov
Le président de la FFSG et Marina Anissina on tous deux reconnu avoir rencontré ou eu au téléphone Tokhtakounov. La patineuse russe concède l'avoir eu au bout du fil "de temps en temps" : "Bien sûr que je connais M. Tokhtakounov. Nous nous sommes parlés de temps en temps au téléphone. Mais tout ce qui a été dit dans les journaux depuis notre retour des Etats-Unis n’a rien à voir avec notre médaille d’or. Tout cela est ridicule. C'est quelque chose de monté. Je suis vraiment très perturbée"
Pour sa part, Didier Gailhaguet a vu le Russe. Une fois, pour évoquer la possible "création d'une équipe de hockey sur glace à ParisJe ne peux pas accepter qu'un lien puisse être établi entre la fédération et cet homme, en relation avec l'affaire de Salt Lake City".
Les menaces sur les médailles
Didier Gailhaguet : "Je ne vois pas comment on pourrait leur enlever les médailles. Gwendal et Marina vous le diront : Nous n’avons eu besoin de personne pour gagner. Marina Anissina s'insurge : "Ce n'est pas possible qu'on nous enlève nos médailles, on était les meilleurs !" Gwendael Peizerat, plus romanesque, apporte sa précision, la main sur le coeur : "On ne pourra jamais nous l'enlever, cette médaille, on l'a dans notre coeur. On sait tout le travail que ça nous a demandé".
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