JO Milan-Cortina 2026 - "Un excellent bilan et des promesses pour l’avenir" : le patinage français a retrouvé des couleurs
Publié 22/02/2026 à 08:39 GMT+1
Dans le sillage de l’or décroché en danse sur glace par Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron, l’équipe de France de patinage artistique a offert un visage séduisant et a renoué avec le haut niveau sur ces Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Si les chances de médailles se font encore rares, les promesses sont posées pour 2030.
Cizeron-Fournier Beaudry, l’Olympe est à eux
Video credit: Eurosport
"À peu de choses près, ça aurait été le meilleur bilan de l'histoire". La phrase d’Alban Préaubert a beau contenir une bonne part d’hypothétique et des regrets tricolores, elle symbolise parfaitement des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 très positifs pour le patinage artistique français, de nouveau sacré en danse sur glace avec Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron. Une médaille pas si fréquente pour les Bleus, qui n’en ont décroché que 3 depuis 24 ans. Et aucune hors danse sur glace depuis Nagano, en 1998.
Un groupe et une dynamique collective qui se met en place
"Historiquement, on a eu peu de titres, donc ça reste un excellent bilan, explique notre consultant. Il faut se rappeler qu'il y a 4 ans, on n'avait même pas de filles ni de couples qualifiés aux Jeux Olympiques. Là, non seulement ils ont réussi à se qualifier, mais ils sont allés en finale ! Donc c'est une amélioration. Même si on savait qu’on ne pouvait pas jouer les premiers rôles à ce stade, c'est quand même bien d'être capable de remplir les quotas, d'avoir des couples et des filles à présenter, qui réalisent des minimas pour se qualifier aux JO, parce que c'est comme ça qu'on engrange l'expérience. C'est comme ça que l’on progresse. Même si ça peut prendre un peu de temps". Heureusement, on peut toujours compter sur la danse sur glace pour faire briller la France aux JO.
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Une sortie avec le sourire pour Schild : son passage en vidéo
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"Évidemment, le bilan est quasi parfait avec la médaille d'or de Laurence et Guillaume, et la 8e place d'Evgeniia (Lopareva) et Geoffrey (Brissaud) est très encourageante, poursuit-il. Deux couples français dans le top 8, c'est génial. Chez les messieurs, ils nous ont montré sur le programme court à quel point ils étaient compétitifs. Et sur l’épreuve par équipes, on égale notre meilleur résultat (6e, comme en 2014), alors qu'on n'était même pas qualifié à Pékin ! Là aussi, on voit qu'il y a une progression. Globalement, la performance d'ensemble est vraiment bonne. On peut quand même sortir de ces Jeux satisfaits, avec un bon comportement d'ensemble, ainsi qu’un groupe et une dynamique collective qui se met en place. C'est plutôt encourageant". Mais le tout reste teinté d’un léger regret, à défaut de réelle déception.
Prendre sa revanche et monter sur le podium en 2030
S’il n’y avait pas vraiment d’espoir chez les femmes (Lorinne Schild finit 22e) ou en couple (Camille et Pavel Kovalev terminent 16e), Adam Siao Him Fa et Kevin Aymoz pouvaient prétendre à la médaille olympique. D’autant que les circonstances et leurs programmes courts avaient fait naître des espoirs à la hauteur de l’amertume qui se dégage de la finalité (7e et 11e). "Kevin et Adam passent un peu à côté de leur programme libre, alors que la médaille de bronze était vraiment à portée, regrette Préaubert. Et vu que Kagiyama et Malinin se sont ratés aussi, on aurait même pu espérer de l'or ou de l'argent pour Adam avec un programme libre sans faute. Mais bon, avec des 'si', c'est trop facile". D’autant que si le talent est là, personne ne s’attendait à le voir aux avant-postes. Pas cette saison.
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Exceptionnel ! La perfection du programme court signé Siao Him Fa
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"On savait qu'il avait eu un début de saison compliqué et on avait assez peu de certitudes sur son état de forme physique et mentale, rappelle notre consultant. C'était plutôt une grosse cote de l'imaginer sur le podium. Mais il va réaliser à quel point, si la qualité d'exécution est là, il est compétitif". Y compris face à Kagiyama et Malinin, qu'il pourrait bien retrouver dans 4 ans, puisqu'il a déjà annoncé repartir pour un cycle olympique. "En 2030, il aura continué à développer sa deuxième note et, s'il arrive à maintenir ce niveau technique qu'il a montré aux entraînements, il pourra prendre sa revanche et monter sur ce podium olympique", assure le 8e des Mondiaux 2006. Et c’est toute l’équipe de France qui a des raisons de se montrer optimiste et ambitieuse pour ses Jeux Olympiques.
Au moins 10 ans de très belles années pour la danse sur glace
En toute logique, Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry seront là pour défendre leur titre en danse sur glace et l’émulation créée par leur titre olympique peut emmener tout le patinage tricolore dans leur sillage. D’autant que la France peut compter sur de grosses promesses, à l’instar de la pépite Stefania Gladki, double championne de France en titre, qualifiée pour la finale du Grand Prix junior l’an passé, mais trop jeune (15 ans) pour prendre part aux JO. "On a aussi un jeune couple chez les juniors, donc on se dit qu'on a une équipe plus homogène et qu'on n'a pas peur", estime notre consultant, très positif sur l’avenir de l’équipe de France en danse sur glace, la discipline la plus favorable historiquement aux Tricolores (6 des 15 médailles aux JO).
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"Metamorphosis" et "Mad Rush" : Cizeron et Fournier Beaudry, un voyage poétique
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"L'école française de danse sur glace est très forte, explique-t-il. On a à la fois Cizeron-Fournier et Lopareva-Brissaud qui sont dans les meilleurs mondiaux, mais aussi Loicia Demougeot-Théo Le Mercier qui est capable de bien figurer et qui est assez jeune". Sans oublier Ambre Perrier Gianesini-Samuel Blanc Klaperman et Dania Mouaden-Theo Bigot, qui étaient au final du Grand Prix junior l'an passé. "Ça nous permet vraiment d'avoir de la visibilité en danse sur glace, non seulement pour 2030, mais même encore au-delà, assure notre contre consultant. On a encore au moins 10 ans de très belles années pour la danse sur glace française". Et beaucoup de promesses de nouvelles médailles olympiques.
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