Le Tribunal arbitral du sport examinera l'affaire Valieva en septembre

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Il faudra patienter jusqu'au début de l'automne pour y voir plus clair dans l'affaire Kamila Valieva. Le Tribunal arbitral du sport examinera du 26 au 29 septembre l'affaire de la jeune patineuse russe Kamila Valieva, contrôlée positive à une substance interdite fin 2021 mais non sanctionnée par l'agence russe antidopage (RUSADA), a-t-il annoncé jeudi.

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Video credit: Eurosport

L'audience se tiendra à Lausanne et à huis clos, d'autant que la prodige russe n'avait que quinze ans lorsque la révélation de son contrôle positif a éclaboussé les JO-2022 de Pékin, alors qu'elle venait de remporter l'épreuve par équipes et s'apprêtait à concourir en individuel. "Le panel du TAS", habituellement composé de trois arbitres, "délibérera ensuite et préparera" sa décision, sans qu'il soit pour l'heure possible "d'indiquer à quel moment elle sera annoncée", avertit la juridiction suprême du monde sportif, consciente de l'intérêt médiatique.
L'adolescente avait été contrôlée positive le 25 décembre 2021 à la trimétazidine, molécule utilisée pour soulager les angines de poitrine et interdite par l'Agence mondiale antidopage (AMA) depuis 2014, car elle favoriserait la circulation sanguine. Mais c'est en plein JO, au lendemain de sa médaille d'or par équipes, agrémentée de sa part des premiers quadruples sauts féminins de l'histoire olympique, que son contrôle positif avait été rendu public, les perturbations liées au Covid-19 ayant retardé son analyse par le laboratoire agréé par l'AMA à Stockholm.
Le TAS l'avait autorisée à continuer à participer, invoquant notamment son jeune âge et son absence de responsabilité dans le long délai d'analyse de son échantillon. Après avoir dominé le programme court dans un climat pesant, elle s'était effondrée dans le programme libre pour finalement terminer au pied du podium et en larmes.
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Kamila Valieva

Crédit: Getty Images

Relaxée par la justice russe

Mais début janvier 2023, la commission disciplinaire de l'agence antidopage russe (Rusada) a révélé n'avoir pas sanctionné la jeune patineuse : bien qu'elle ait violé les règles antidopage, elle n'a commis "aucune faute ou négligence", a estimé l'instance - la jeune fille avait invoqué une "contamination via les couverts" partagés avec son grand-père, traité à la trimétazidine après la pose d'un coeur artificiel.
L'AMA avait aussitôt saisi le TAS en appel, suivi par la Fédération internationale de patinage (ISU) puis par Rusada - qui désapprouve la décision de son tribunal disciplinaire indépendant et demande une sanction, explique le Tribunal arbitral du sport. De son côté, le Comité international olympique n'a pas encore attribué de médailles pour l'épreuve par équipes, dans l'attente de l'issue de la procédure concernant Valieva.
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