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Dakar 2018 : André Villas-Boas, des terrains de foot... au sable du Dakar

Villas-Boas, des terrains de foot... au sable du Dakar
Par AFP

Le 05/01/2018 à 21:18Mis à jour Le 05/01/2018 à 21:33

DAKAR 2018 - De grosses cylindrées à d'autres. Loin du foot, l'entraîneur portugais André Villas-Boas va vivre son premier Dakar en auto, à partir de samedi, dans le costume d'un débutant, mais porté par "la passion familiale" pour les sports mécaniques.

Barbe de trois jours, crinière tirant sur le roux, André Villas-Boas pilote garde le même style que "AVB" entraîneur, à la différence que son siège est désormais à l'avant d'un 4x4 pick-up Toyota Hilux, et non sur un banc de touche. Un transfert quasi naturel pour ce fan de belles mécaniques. "J'ai du temps libre et les chiffres me parlent: c'est la 40e édition, j'ai 40 ans et mon oncle l'a fait quand il avait la quarantaine", explique le neveu de Pedro Villas-Boas, concurrent des éditions 1982 et 1984.

Chelsea, Tottenham, Zénith Saint-Pétersbourg, Shanghaï SIPG puis... Toyota Overdrive. En choisissant de prendre le volant, le technicien a pris un virage inattendu, mais pas inédit. L'ancienne gloire de Reims et du Real Madrid Raymond Kopa avait ainsi pris le départ en 1985, et l'ancien sélectionneur des Bleus Michel Hidalgo en 1991, prouvant que les footballeurs pouvaient s'adapter aux terrains les plus difficiles.

Pour "AVB", passer du foot aux sports mécaniques s'est fait logiquement. "C'est la passion de ma famille depuis longtemps. Mon père m'emmenait aux Grands prix de Formule 1, et aux rallyes du Championnat WRC quand c'était au Portugal", se remémore André Villas-Boas.

" Soif d'apprendre"

"Bien sûr que mon travail, c'est le foot. Les sports mécaniques, c'est un loisir, c'est pour m'amuser", explique-t-il. Sa participation au Dakar relève également d'un alignement des planètes parfait, lui qui est sans club après son limogeage du club chinois du Shanghaï SIPG, fin novembre. L'ancien adjoint de José Mourinho, qui veut "retourner en Europe" et dont le nom revient souvent du côté du PSG, a donc du temps de libre, qu'il a utilisé pour rattraper le retard et se mettre au niveau des exigences du Dakar.

"Je n'ai pas d'expérience", confesse celui qui n'a jamais encore participé à une course. "Nous avons la meilleure équipe, le meilleur copilote (Ruben Faria), mais pas le meilleur pilote !" "On n'a pas eu le temps de faire beaucoup d'essais, explique Jean-Marc Fortin, directeur d'Overdrive Racing, l'équipe de Villas-Boas. Mais on voit sa soif d'apprendre, avec méthode et discipline."

Villas-Boas

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"C'est un coach, il sait que ce qu'il fait, renchérit le Qatarien Nasser Al-Attiyah, le pilote leader du team Toyota. Il est intelligent. Je suis sûr qu'il va finir." Pour le Portugais, qui arbore fièrement le drapeau de son pays au dos des rétroviseurs extérieurs, l'objectif est donc simple: terminer, et profiter de "ce mélange de nature avec sports mécaniques qui m'attire dans le Dakar".

Le Dakar débute par des étapes techniques de dunes, le point faible d'"AVB", qui veut rester optimiste, comme son patron Fortin: "Les essais de mercredi se sont très bien passés. Il n'est pas prêt mais ça peut le faire."

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