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Sébastien Loeb (Peugeot) : "Est-ce que j'ai pris du plaisir à piloter en rallye-raid ? Non"

Loeb : "Est-ce que j'ai pris du plaisir à piloter en rallye-raid ? Non"

Le 11/01/2018 à 09:32Mis à jour Le 11/01/2018 à 10:18

DAKAR - Sébastien Loeb a peut-être achevé sa carrière en rallye-raid sur un abandon suite à la blessure de son coéquipier Daniel Elena. Car il l'avoue, il n'a pas pris beaucoup de plaisir dans cette discipline laquelle Peugeot va se retirer.

Quel bilan tirez-vous de vos cinq jours sur le Dakar ?

Sébastien Loeb : Quand ça s'arrête comme ça, forcément, on n'est pas content. Le reste, tout ce qu'on a fait, ça ne sert plus à rien.

Et sur l'ensemble de vos trois participations ? N'avez-vous pas la frustration de ne pas avoir gagné une édition ?

S.L. : On prend du plaisir quand ça marche. Après quand ça s'arrête ou que ça devient galère, c'est vraiment galère. J'ai pris du plaisir dans les bonnes spéciales. C'est sûr qu'on aurait bien aimé gagner. Après, tout le monde ne peut pas gagner.

Qu'est-ce qu'il vous a manqué ?

S.L. : Difficile à dire. L'expérience, la technique, plein de choses.

N'y a-t-il pas plus de frustration vu que c'était votre dernière ?

S.L. : Ça ne change pas grand-chose. On est là, on a envie de bien faire que ce soit le dernier ou pas. C'est sûr que j'aurais bien aimé continuer et puis bien faire, parce que c'était bien parti. C'est comme ça, c'est la vie. Cette année, les dunes qu'on avait étaient limite infranchissables.

Ce Dakar était-il plus dur que les autres ?

S.L. : Rien à voir. Les dunes de ce matin, la voiture s'enfonçait, je n'arrivais pas à me lancer, à prendre de la vitesse pour monter. J'étais tanké tout le temps. Le sable était beaucoup plus soft aujourd'hui. Ce n'était pas un cadeau d'ouvrir.

Vidéo - Loeb tanké, Elena blessé : L'étape 5 Autos

05:44

Quel était votre sentiment quand vous attendiez une assistance pour vous sortir du trou ?

S.L. : Ça fait chier sur le moment. A un moment donné, tu y es, tu y es, c'est comme ça. C'est chiant parce que c'était la dernière étape avec les grosses dunes qu'on redoutait un peu. On arrivait en Bolivie avec des terrains un peu mieux pour moi, il en restait une à passer et c'est dans celle-là qu'on s'est tanké.

Est-ce que vous auriez pu continuer et faire la deuxième et dernière spéciale de la journée, vu que la voiture roulait toujours ?

S.L. : C'est Daniel qui a décidé (d'arrêter). J'avais bien envie d'y aller, mais après, je ne peux pas le forcer. Quand je vois comment il a souffert durant la liaison, je me dis que c'était impossible de la faire.

Est-ce que vous avez pris du plaisir à piloter en rallye-raid ?

S.L. : Non. C'est sûr, il y a des spéciales où c'est sympa, mais après, c'est vrai que ce n'est pas le même rythme que le rallye ou le rallye-cross. C'est une autre discipline.

Est-ce que vous pourriez revenir sur le Dakar ?

S.L. : Aucune idée. Ça ne fait pas partie des plans, parce que le plan c'est de continuer avec Peugeot en rallye-cross. Vu que Peugeot arrête le Daka, ce n'est pas le plan de revenir. Dans le futur, je n'ai aucune idée. Pour l'instant, j'ai d'autres priorités.

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