XV de France féminin : Sa non-sélection pour le Mondial a été "très compliquée" pour Caroline Boujard

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6 NATIONS - Face à l'Italie ce dimanche, Caroline Boujard a délivré l'équipe de France avec un essai plein de rage, dans les ultimes minutes du match d'ouverture des Bleues dans le Tournoi des 6 Nations. L'histoire est belle pour l'ailière du XV de France, qui a pensé à arrêter le rugby quand elle a appris sa non-convocation pour le Mondial à l'automne dernier.

Caroline Boujard face à l'Italie, le 26 mars 2023

Crédit: Getty Images

L'ailière du XV de France féminin Caroline Boujard (47 sélections), de retour avec les Bleues pour le Tournoi des 6 Nations, a vécu une période "très compliquée" après sa non-sélection pour le Mondial à l'automne, a-t-elle expliqué mardi, avant le duel samedi en Irlande.
Comment avez-vous pris le fait d'être rappelée en sélection pour ce Tournoi, que vous êtes l'une des rares dans le groupe à avoir remporté en 2018 ?
Caroline Boujard : Ça a été une surprise parce que je m'étais remise au travail après une période un peu de "creux". Il fallait que je sorte toute cette frustration. Donc, là, ça fait très plaisir d'être à nouveau dans ce groupe et de reprendre du plaisir sur le terrain.
Qu'avez-vous ressenti quand vous avez appris que vous n'iriez pas en Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde, vous qui aviez participé à la précédente ?
C. B. : Cela a été une période très compliquée pour moi, ce qui est normal : quand on est compétitrice, on veut jouer et porter ce maillot. A l'annonce du groupe, durant une fraction de seconde, oui, je me suis posée la question d'arrêter le rugby. Et puis, on revient très vite à sa passion. Donc je suis retournée sur les terrains, j'ai repris l'entraînement et j'ai retrouvé du plaisir avec les copines. On essaie de garder du positif de la situation. J'avais beaucoup travaillé pendant cinq ans (le Mondial avait été reporté d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, ndlr) pour y être et, malheureusement, je n'y étais pas. C'est comme ça, il faut l'accepter et ça me construit pour le futur dans ma carrière. Au final, on verra jusqu'à quand je pourrai pousser (elle a 29 ans, ndlr), mais pour l'instant, ça va.
Et pour votre retour en sélection dimanche contre l'Italie (22-12) à Parme, vous marquez un essai...
C. B. : J'ai crié de rage et surtout de bonheur, parce que c'était un match centré sur les avants et ça faisait au moins 25 minutes qu'on campait dans le camp italien. Donc c'était juste la récompense de tout le travail des filles. C'était un cri de soulagement et de joie pour l'équipe.
Propos recueillis en conférence de presse par l'AFP.
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