Tournoi des 6 Nations - Comment la fédé galloise a évité de justesse la grève contre l'Angleterre

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TOURNOI DES 6 NATIONS – Dans l’air depuis la semaine dernière, l’hypothèse d’une grève des internationaux gallois pour la réception de l’Angleterre a été écartée mercredi soir. Pour sortir de la crise, la fédération galloise a dû apporter in-extremis des garanties face à la situation de forte précarité économique que connait le rugby gallois.

Les Gallois chantant leur hymne lors de la réception de l'Irlande

Crédit: Getty Images

Il y aura bien trois rencontres du 6 Nations ce weekend. La menace de grève que laissaient planer les internationaux gallois pour la réception de l’Angleterre ce samedi (17h45) par solidarité avec l’ensemble des rugbymen professionnels de la Principauté, a été levée mercredi dans la soirée. Une victoire à la fois pour les joueurs, qui ont obtenu des concessions et pour leur fédération (WRU) qui écarte ainsi le spectre d’un véritable chaos.
Plus tôt dans la journée, deux réunions de crise se sont tenues : une première entre la WRU et les représentants de l’association des joueurs (WRPA) et des quatre provinces professionnelles galloises (Blues, Ospreys, Dragons, Scarlets). Puis une seconde avec les cadres de la sélection dans leur QG du Vale Resort d’Hensol, non loin de Cardiff.
Mis au pied du mur, la WRU a concédé trois éléments. D’abord, le président de l’association des joueurs Gareth Lewis assistera de façon systématique aux réunions du Professionnal Rugby Bord, pouvant ainsi mieux faire entre la voix des joueurs dans le cœur du réacteur.

Le seuil d’éligibilité ramené à 25 sélections pour les internationaux qui veulent jouer à l’étranger

Par ailleurs, le nombre de sélections minimum pour permettre à un international gallois de pouvoir prétendre à la sélection tout en évoluant à l’étranger a été revu. Dans ce contexte de crise économique majeure et du manque de compétitivité à la fois sportive et économique des provinces, le seuil des 60 sélections a été abaissé à 25, permettant ainsi à plus d’internationaux de partir tenter l’aventure en Premiership, en Top 14 ou encore en League One japonaise, sans faire une croix sur les Diables Rouges.
La WRPA a enfin obtenu que le salaire négocié sur leur nouveau contrat puisse être fixe et non plus variable selon les résultats sportifs et économiques de leur province.
"Nous avons entendu nos joueurs et avons été en mesure de répondre favorablement à leurs inquiétudes par ces trois engagements, s’est félicité le directeur du rugby pro gallois Malcolm Wall. Le deal sur 6 ans sur lequel nous travaillons a toujours été dans l’intérêt des joueurs et nous sommes heureux d’avoir pu y inclure les réponses à leurs revendications légitimes. Les négociations vont continuer afin de pouvoir signer au plus vite cette convention et nous remercions les joueurs pour leur compréhension et leur patience durant ces heures critiques avant la réception de l’Angleterre".
De son côté, le président de la WRPA Gareth Lewis a fait part de sa satisfaction tout en maintenant quelques réserves : "Je remercie les membres du board d’avoir organisé cette réunion significative et pour les compromis qu’ils ont pu faire. Tout n’est pas encore réglé et notre priorité absolue est que les joueurs puissent avoir des contrats dès la semaine prochaine. Nous avons frôlé l’impasse, ce qui était regrettable mais le fait d’avoir une place garantie dans les réunions du PRB et donc voix au chapitre devrait éviter qu’une telle situation se répète à l’avenir".
Reste à savoir désormais si ces avancées en coulisse auront un effet positif immédiat sur le terrain pour un XV du Poireau très inquiétant depuis le début du Tournoi et qui avait forcément la tête ailleurs au moment de préparer le choc face à l’Angleterre.
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