Tournoi des 6 Nations | Irlande-Angleterre | Après la débâcle à Twickenham, l’honneur est en jeu pour l’Angleterre

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6 NATIONS - Le week-end à Dublin s’annonce brûlant le XV de la Rose. Après la défaite historique contre la France à Twickenham (10-53), les Anglais affrontent la meilleure équipe du monde, l’Irlande, qui peut réaliser le Grand Chelem chez elle. Impossible de faire plus hostile, et ce n’est pas plus mal. Voilà l’occasion rêvée pour les humiliés du 11 mars 2023 de faire preuve d’orgueil.

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Video credit: Eurosport

"On a pris une gifle à la maison, on joue à l'extérieur chez le numéro 1 mondial le week-end de la Saint Patrick et ils peuvent remporter le Grand Chelem." Comme sur le terrain, il faut reconnaître à Ellis Genge, capitaine de l’Angleterre à Twickenham contre la France, qu’il ne se cache pas.
Même s'il va rendre son brassard à Owen Farrell, titularisé en 10 pour terminer le Tournoi, le pilier gauche a résumé en une phrase l’ampleur du défi qui attend cette équipe anglaise, une semaine après avoir explosé devant son public (10-53) face aux Bleus. Les quelques bases qui semblaient être établies par le groupe de Steve Borthwick ont volé en éclats. Il ne reste plus à cette équipe que l’orgueil, pour éviter une autre catastrophe à l’Aviva Stadium.
"Ce sera un gros test de notre solidarité, de notre détermination en tant qu’équipe. Nous traversons une période compliquée. Il nous faut garder la tête haute, abondait Marcus Smith en début de semaine. Le défi ne peut pas être beaucoup plus relevé que l’Irlande chez elle. Il n’y a qu’un chemin à suivre, se relever et se battre, jouer aussi dur que nous pouvons pour ce maillot."
Dépassée dans tous les compartiments du jeu face à la France le week-end dernier, l’Angleterre a l’opportunité de regagner un certain crédit, en s’opposant à ce qui se fait de plus redoutable aujourd’hui sur la planète. Rien de tel, selon l’arrière anglais Freddie Steward, pour être mis à l’épreuve.

En faire un point de bascule

"Dans des moments comme ceux-là, il ne faut pas se désagréger. Nous sommes en bonne position, parce que nous sommes restés solidaires, expliquait mercredi le seul marqueur d’essai anglais à Twickenham, la semaine passée. Comme nous a dit Kevin Sinfield (le coach de la défense anglaise, ndlr), ces semaines définissent une équipe. Quand vous allez à une telle profondeur, c’est là que vous vous trouvez réellement face à vous-mêmes (...). Nous espérons pouvoir regarder derrière dans quelques mois, et voir qu’à ce moment nous sommes repartis de l’avant."
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L'essai de Freddie Steward, seule éclaircie d'un après-midi noir face à la France (10-53), le 11 mars 2023

Crédit: Getty Images

Toucher le fond, pour mieux rebondir : la seule issue possible pour le XV de la Rose. "Quand vous vous faites écraser en attaque une semaine, si vous êtes une équipe avec un minimum de décence, vous pouvez espérer ne pas vous faire écraser la semaine d’après", posait ainsi Ellis Genge, dans un message adressé aussi bien aux journalistes qu’à ses coéquipiers.
"Tout le monde nous donne perdants, mais je suis très confiant sur le fait que nous allons faire preuve de caractère, continuait-il. En dehors du résultat, on souhaite montrer que l’on en a." L’an dernier, face aux Celtes, les Anglais en avaient fait montre, ne baissant pavillon que dans les 10 dernières minutes à Twickenham après avoir reçu un carton rouge dès la 2e minute (15-32). Il en faudra au moins autant samedi, afin de ne pas sombrer pour de bon dans l’enfer vert.
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