Les Aussies vont jouer

L'entraîneur du XV d'Australie Eddie Jones a promis un jeu à "haut risque" pour espérer venir à bout de l'Angleterre samedi en finale de la Coupe du monde, en estimant que s'engager dans une "guerre d'usure" serait fatal aux Wallabies.

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Crédit: Eurosport

"On ne battra pas l'Angleterre en se lançant dans une guerre d'usure. A ce jeu-là, les Anglais ont démontré depuis quatre ans qu'ils étaient les meilleurs", a-t-il déclaré mardi au cours d'une conférence de presse à Coffs Harbour où les Australiens ont établi leur camp de base.
"Il faut donc que nous imposions notre rythme et que nous fassions beaucoup courir le ballon. Cela suppose à l'évidence de prendre des risques mais pour nous c'est +haut risque, hauts bénéfices+", a-t-il affirmé. Evoquant le précédent match entre les deux équipes qui s'était soldé, en juin à Melbourne, par une défaite australienne 25-14, Jones a estimé que, ce jour-là, les Anglais avaient réussi une première période "tout bonnement impeccable". Mais il s'est aussi souvenu que, après la mi-temps, ses joueurs avaient pu réagir, "gagner le ballon et le faire courir".
Jones s'est dit choqué par les critiques qui ont reproché à l'Angleterre d'avoir remporté (24-7) sa demi-finale dimanche dernier contre la France en s'appuyant exclusivement sur la botte de son ouvreur Jonny Wilkinson, auteur de tous les points de son équipe.
"C'est ridicule. Il y avait un vent terrible, il pleuvait et l'on aurait voulu qu'il fassent courir le ballon... C'était impossible. Quel que soit votre entraînement, vous ne pouvez pratiquer une jeu ouvert dans de telles conditions. Il fallait privilégier l'occupation du terrain et c'est ce qu'ils ont fait en experts", a-t-il jugé.
"La façon dont ils ont contrôlé le jeu était tout simplement de première classe. Considérer que cette manière de faire était ennuyeuse est injurieux et irrespectueux pour le rugby en général ", s'est-il offusqué. "Tous ceux qui ont vu jouer l'Angleterre au cours des récentes années vous diront qu'elle a une grande variété d'options de jeu. Elle peut aussi bien jouer au large - comme contre nous en juin - que s'attacher à occuper le terrain ", a-t-il souligné.
Il n'a pas caché pour sa part avoir fait travailler à son N.10 Stephen Larkham son jeu au pied, qui n'est pas la meilleure facette de son talent. "Il nous faut améliorer notre jeu au pied. Quelqu'un comme Stephen Larkham vient probablement de travailler ce secteur 500 fois plus qu'il ne l'avait fait depuis deux ans. Jouer au pied réclame à la fois une bonne technique et un grand sens tactique. Si jamais il pleut samedi, il nous faudra jouer au pied ", a-t-il averti.
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