Du Sud au Nord ?

L'Australie et l'Angleterre s'affrontent, samedi (10h) à Sydney, dans une finale de Coupe du monde 2003 pleine de contrastes. Si les Wallabies peuvent remporter leur 3e trophée William Webb Ellis, les Anglais ont l'opportunité de conquérir leur premier ti

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Crédit: Eurosport

Depuis la défaite en quart de finale du Mondial-99 face à l'Afrique du Sud, Clive Woodward, en poste depuis septembre 1997, a entrepris une quête obstinée pour soulever le trophée. Des moyens considérables ont été débloqués. Aucun secteur n'a été négligé, de la mêlée à l'acuité visuelle des joueurs, en passant par la confidentialité des réunions collectives.
Les Anglais, qui entendent se comparer à l'équipe nationale de football, sacrée championne du monde en 1966, ont adopté une démarche progressive. Ils ont trouvé des joueurs, peaufiné un jeu efficace, avant de gommer une certaine incapacité à gagner les matches décisifs qui les avait privés de Grand Chelem dans le Tournoi des six nations jusqu'au 30 mars dernier.
Gregan et Larkham, les survivants
La démarche des Wallabies, déjà sacrés en 1991 et 1999, semble beaucoup plus empirique. L'entraîneur Eddie Jones a succédé durant l'été 2001 à Rod MacQueen, avant d'entamer un chamboulement de l'équipe, dans laquelle les demis, George Gregan et Stephen Larkham, sont les seuls titulaires survivants de la finale gagnée en 1999 face à la France (35-12) à Cardiff.
Eddie Jones, soumis à la continuelle pression de la presse australienne, s'est efforcé de transformer le jeu de son équipe, basé sur la défense et la pénétration sous l'ère MacQueen, désormais davantage porté vers les extérieurs. Les Wallabies, qui en cas de succès deviendraient la seule équipe à remporter deux fois consécutivement la Coupe du monde, semblent d'ailleurs avoir trouvé le bon équilibre, après de nombreux tâtonnements, notamment pour trouver une paire de centres complémentaires. Cette révolution tactique promet une belle opposition de styles.
Belle opposition de styles
Contrairement à 1991, année où ils avaient changé d'approche spécifiquement pour la finale perdue face aux Wallabies (12-6) à Twickenham, les Anglais, auteurs d'un seul essai lors des deux derniers matches, devraient encore insister sur leurs points forts. Ils entendent confier leur sort au pack et au pied gauche de l'ouvreur Jonny Wilkinson, auteur de 24 points, lors de la demi-finale remportée (24-7) face à la France le 16 novembre.
La capacité du pack australien, privé du pilier Ben Darwin, gravement touché aux cervicales en demi-finale face aux All Blacks et remplacé par Al Baxter, à résister aux Anglais constituera l'une des clés du match. Au-delà du simple aspect physique et technique, les Wallabies seront également confrontés à l'expérience des avants anglais qui accusent 46 sélections de moyenne contre 20 aux Australiens. Ce vécu international a été décisif face à la France.
Composition des équipes
Australie : Rogers - Sailor, Mortlock, Flatley, Tuqiri - (o) Larkham, (m) Gregan (cap.) - Waugh, Lyons, Smith - Sharpe, Harrison - Baxter, Cannon, Young. Remplaçants: Paul, Dunning, Giffin, Cockbain, Whitaker, Giteau, Roff.
Angleterre : Lewsey - Robinson, Greenwood, Tindall, Cohen - (o) Wilkinson, (m) Dawson - Back, Dallaglio, Hill - Kay, Johnson (cap.) - Vickery, Thompson, Woodman. Remplaçants: West, Leonard, Corry, Moody, Bracken, Catt, Balshaw.
Arbitre : Andre Watson (AFS).
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