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Coupe du monde 2023 - Afrique du Sud-Écosse / Déjà une "finale" : Entrée en lice musclée pour le tenant du titre
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Publié 09/09/2023 à 23:54 GMT+2
Vainqueure de la Coupe du monde en 2019, l’Afrique du Sud remet son titre en jeu à partir de ce dimanche (17h45), face à l’Écosse. Même s’ils font logiquement partie des favoris de la compétition, les Springboks ont toutes les raisons de se méfier du XV du Chardon, qui n’a plus rien d’un faire-valoir. Et pourrait les mettre dans un sérieux embarras.
Siya Kolisi et Faf de Klerk (Afrique du Sud).
Crédit: Getty Images
L’entrée a mis tout le monde d’accord. Mais le reste du menu proposé pour ce premier week-end de Coupe du monde était, lui aussi, particulièrement appétissant. Au-delà, donc, du duel inaugural entre la France et la Nouvelle-Zélande, on a pu déguster un électrique Angleterre-Argentine, samedi. Cette journée inaugurale se conclura dimanche soir par un affrontement plus indécis qu’il n’y paraît entre Gallois et Fidjiens. Cependant, le vrai choc dominical mettra l’Afrique du Sud aux prises avec l’Écosse (17h45). Et il serait dommage, vraiment, de passer à côté.
Il y a quatre ans, au Japon, les Springboks anesthésiaient les Anglais en finale (32-12) et décrochaient le troisième sacre planétaire de leur histoire. Depuis, ils n’ont pas tant changé que cela. Le sélectionneur Rassie Erasmus a passé le relais à son fidèle adjoint, Jacques Nienaber, qui incarne une forme de continuité. L’effectif, lui, a eu droit à une nécessaire injection de sang frais, tout en conservant une ossature solide et très expérimentée. Les deux-tiers des Sud-Africains présents en France cet automne étaient d’ailleurs de la campagne victorieuse en 2019. Y compris Siya Kolisi, gravement blessé à un genou fin avril mais qui sera bel et bien de la partie.
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Siya Kolisi (Afrique du Sud) à Twickenham, le 26 novembre 2022.
Crédit: Getty Images
"Nous ne ressentons jamais la pression", a clamé, il y a quelques jours, le capitaine des champions du monde en titre. Sans surprise, ces derniers miseront encore et toujours sur leur puissance de frappe sans égale et la rugosité de leur défense pour éteindre les adversaires qui se présenteront face à eux. Ils ont toutefois dû apporter un peu de variété à leur palette. "Ce serait arrogant de penser qu'on peut gagner en 2023 en faisant pareil qu'en 2019", a ainsi déclaré Nienaber. "Le rugby est aujourd'hui davantage porté sur l'attaque. Il nous a fallu nous adapter, faire évoluer notre jeu, notre groupe, la façon dont on fait les choses".
Avec une indéniable efficacité, si l’on en juge les ultimes résultats pré-Mondial et surtout la démonstration de force contre les All Blacks, humiliés à Twickenham (35-7). Il n’est évidemment pas insensé de considérer que l’Afrique du Sud fait partie des grands favoris à sa succession, bien au contraire. Les partenaires d’Eben Etzebeth seront néanmoins soumis à un sérieux test d’entrée. Car l’Écosse n’a plus grand-chose à voir avec le sympathique faire-valoir qui n’était même pas sorti des poules en 2019.
Le match "le plus important du tournoi"
Porté par une ligne de trois-quarts talentueuse, guidé par un Finn Russell aux inspirations souvent géniales, le XV du Chardon a gagné en constance et peut regarder n’importe quel cador dans les yeux. Ses performances lors du Tournoi des 6 Nations 2023, achevé à la 3e place, et son ascension régulière au classement de World Rugby (5e) en font un sérieux outsider, dont il faudra grandement se méfier. "On aime montrer notre 'fighting spirit' et donner tort à ceux qui nous enterrent", a avoué le deuxième-ligne Grant Gilchrist au cours de la semaine, confirmant les intentions écossaises de semer la zizanie dans son groupe.
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Duhan van der Merwe et Finn Russell.
Crédit: Getty Images
Un groupe qui comprend également la Roumanie, le Tonga et, bien sûr, l’Irlande, première au classement mondial. Autrement dit, les Boks ont tout intérêt à ne pas se louper d’entrée face aux Écossais. En cas de faux départ, ils se retrouveraient avec le couteau sous la gorge au moment de défier le XV du Trèfle, samedi 23 septembre à Saint-Denis. Et ça, les coéquipiers de Cheslin Kolbe en sont bien conscients. L’ancien ailier toulonnais a même parlé de "finale" pour qualifier cette entrée en lice, "parce que nous sommes dans une poule difficile." Son entraîneur, pour sa part, a décrit ce match comme étant "le plus important du tournoi." Pour éviter des frayeurs, il n’y a donc plus qu’à le gagner.
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