Coupe du monde de rugby 2023 : Les comptes dans le viseur des autorités

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Alors que Claude Atcher avait indiqué en 2017, au moment de l'attribution de la Coupe du monde 2023, qu'il comptait réaliser 200 millions d'euros de bénéfices potentiels en marge de la compétition, L'Equipe annonce mercredi que le Mondial "ne serait plus rentable que de 40 millions d'euros". Le quotidien évoque également des faits de favoritisme et de détournement de fonds publics présumés.

Claude Atcher, l'ex-directeur général de l'organisation de la Coupe du monde 2023 a été démis de ses fonctions le 10 octobre.

Crédit: Getty Images

Après les soupçons de fraude à la billetterie révélés le 7 janvier dernier, les comptes de la Coupe du monde 2023 seraient dans le viseur des autorités. D'après L'Equipe, le Mondial qui se déroulera en France (8 septembre au 23 octobre) "ne serait plus rentable que de 40 millions d'euros". On est bien loin des 200 millions avancés en 2017, dans les colonnes du Figaro , par Claude Atcher, l'ex-directeur général de l'organisation de la compétition qui a été démis de ses fonctions le 10 octobre dernier par le Conseil d'administration du GIP, le groupement d'intérêt public en charge du Mondial, en raisons de pratiques managériales jugées "alarmantes".
"Compte tenu du contexte actuel du GIP, la mission estime que l'ambition portée sur les résultats financiers de la Coupe du monde ne constitue pas une priorité, explique l'IGF à L'Equipe. Seule compte la livraison du tournoi dans des conditions optimales et la bonne réalisation des opérations engagées dans le cadre de la Coupe du monde, quitte à mobiliser une partie des bénéfices réalisés pour en garantir la réalisation. Le seul objectif à préserver au regard des engagements incontrôlés de l'ancien directeur général est celui d'un résultat raisonnable, de l'ordre de celui garanti par les hypothèses basses du compte de résultat prévisionnel du GIP."
Le quotidien précise qu'un audit financier indépendant aurait été réclamé par le Parquet national financier. Du côté des avocats de Claude Atcher, on "ignore" tout de ces difficultés. Par ailleurs, le PNF enquêterait aussi sur un certain nombre de marchés passés par le GIP, qui seraient susceptibles de constituer des faits de favoritisme, mais également sur un détournement présumé de fonds publics, ajoute L'Equipe.
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