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Coupe du monde - XV de France - Remporter la bataille des airs, le gros défi du triangle arrière français
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Publié 06/09/2023 à 23:36 GMT+2
Rare point négatif du dernier test estival contre l’Australie, la défense française a souffert sous les ballons aériens. Un secteur qui pourrait être clé vendredi alors que la Nouvelle-Zélande demeure une des nations qui use le plus du jeu au pied de pression. L’arrière Thomas Ramos et les ailiers Damian Penaud et Gabin Villière devraient être particulièrement sollicités.
Thomas Ramos au duel aérien lors de France - Australie
Crédit: Getty Images
Venus s’exprimer après Fabien Galthié mercredi à la maison de l’Europe de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Thomas Ramos et Gabin Villière n’ont pas botté en touche au moment d’évoquer les quelques failles défensives entrevues face à l’Australie il y a deux semaines. Parmi elles, la gestion des ballons hauts qui a été fortement perturbée. Le deuxième essai des Wallabies à l’heure de jeu vient d’ailleurs directement de là. Une mauvaise compréhension entre Thomas Ramos et Damian Penaud, un ailier australien mordant et une défense française obligée de s'avouer vaincue une deuxième fois quelques secondes plus tard.
"Les Australiens nous ont pris à ce jeu-là avec deux ailiers assez grands et assez costauds. C’est vrai que l’on n’est pas très grands derrière, notamment au poste d’arrière (Ramos mesure 1,78m). Mais on compense avec la solidarité de toute l’équipe. Pour nous, les arrières, il faut essayer de sauter au ballon avant l’adversaire pour avoir l’avantage sur le duel aérien".
Vendredi, il s’agira de sauter haut, au bon moment et certainement souvent puisque les All Blacks sont adeptes du jeu au pied de pression : "On sait que la Nouvelle-Zélande est une des équipes qui utilisent le plus le jeu au pied. On a travaillé toute la semaine pour être performant".
Même son de cloche du côté de Gabin Villière, qui toise lui aussi en dessous du mètre quatre-vingt et qui aura en face de lui un Will Jordan proche du mètre quatre-vingt dix et plutôt adroit dans l’exercice.
"C’est une chose sur laquelle on a bossé cette semaine et sur laquelle j’ai bossé individuellement, parce que contre l’Australie on a perdu deux ou trois ballons comme ça, notamment avec cet ailier qui était très aérien (Nawaqanitawase). C’est donc quelque chose qu’on a étudié et travaillé, on a mis l’accent là-dessus cette semaine."
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Gabin Villière contre l'Australie
Crédit: Getty Images
Plus grand et réputé performant dans les airs, Damian Penaud devra lui aussi rester vigilant et marquer son territoire. Au-delà des duels purs et durs, c’est sur l’ensemble du jeu au pied d’occupation que le triangle arrière des Bleus devra maintenir une concentration maximale sur la durée pour résister au probable feu nourri des "Tout noir".
"On sait qu’ils font des chandelles un peu partout, explique Villière. Des chandelles décroisées, c’est quelque chose qu’ils font déjà habituellement et à quoi on s’attend. Il va falloir qu’on soit très vigilants dans nos déplacements et dans nos replis pour défendre dans cette zone où il va y avoir de la lutte aérienne, avec peut-être des ballons éjectés derrière." Même en perte de confiance depuis leur déroute contre les Springboks fin août (35-7), les All Blacks n’en demeurent pas moins de redoutables contre-attaquants, capables de bonifier chaque ballon rendu. De la capacité des Bleus à verrouiller les airs dépendra grandement la solidité défensive française pour ce match d’ouverture.
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