Dans le doute mais toujours dangereux : les All Blacks montent en puissance avant de retrouver l'équipe de France

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Ce samedi, les All Blacks se sont imposés face à l'Afrique du Sud (35-20). A moins de 60 jours de retrouver les Bleus en ouverture du Mondial 2023, la Nouvelle-Zélande, longtemps dans le doute, semble avoir retrouvé de l'allant, au meilleur des moments. Si les Blacks ne font pas office d'ultra favoris, ils ont rappelé à tous qu'il faudra quand même composer avec eux en septembre en France.

Les All Blacks lors du Haka face à l'Afrique du Sud le 15 juillet 2023.

Crédit: Getty Images

Une victoire éclatante pour oublier quatre années compliquées. Samedi dernier, les All Blacks ont envoyé un sérieux message à la planète rugby en s'imposant, au terme d'une superbe prestation, à Auckland 35-20 face à l'Afrique du Sud, championne du monde en titre. Une victoire qui, en plus de placer les hommes de Ian Foster en tête du Rugby Championship, a rappelé à tous qu'il faudra compter sur les coéquipiers de Sam Cane en septembre prochain en France.
Depuis 2019 et la défaite des Blacks en demi-finale du mondial japonais face à l'Angleterre, les Néo-Zélandais semblaient avoir perdu de leur superbe. Double champion du monde en 2011 puis 2015, les hommes à la fougère argentée ont eu du mal à se remettre en selle après cette Coupe du Monde 2019. Ian Foster, qui a succédé à Steve Hansen sur le banc des triples champions du monde au lendemain du Mondial, a longtemps semblé impuissant. Chose rare au pays du rugby, la tête du sélectionneur a été proche du billot à l'été 2022, alors que les Blacks venaient de subir une série inédite de 4 défaites en cinq matches, dont trois défaites à domicile contre l'Irlande, à deux reprises, et l'Argentine. Finalement conforté à son poste, deux de ses adjoints n'avaient en revanche pas survécu à cette sinistre série.

"Nous n'étions pas au niveau"

"Ces défaites nous ont poussés à passer en revue tous les aspects de notre jeu car, clairement, nous n'étions pas au niveau" expliquait d'ailleurs, sans se chercher d'excuses, Ian Foster en mars dernier à nos confrères de L'Equipe. Avec seulement 70% de victoires (9 défaites en 36 matches) depuis le début de son mandat, le bilan de Foster n'est pas catastrophique. Mais pour une sélection habituée depuis plusieurs dizaines d'années à tourner autour de 90% de victoires et à terroriser l'ensemble de la planète rugby, ce bilan a longtemps posé question.
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Ian Foster, sélectionneur de l'équipe de Nouvelle-Zélande.

Crédit: Imago

Des questions qui ont éloigné ces quatre dernières années les Blacks de la catégorie des favoris au titre mondial. Mais après un an et demi d'atermoiements, les hommes en noir semblent avoir retrouvé des couleurs, à l'image donc de leur victoire face aux Springboks. Les coéquipiers de Sam Cane n'ont d'ailleurs plus connu la défaite depuis leur défaite à domicile face à l'Argentine le 3 septembre 2022. Auteur depuis de 8 victoires pour un match nul (en Angleterre le 19 novembre 2022), les Blacks ont retrouvé leur jeu et ont su y apporter les modifications nécessaires en vue de l'échéance mondiale qui se présente devant eux.
Auteur de 15 premières minutes de folie face aux Boks samedi sur la pelouse du Mount Smart Stadium, les coéquipiers de Richie Mo’unga ont fait parler toute leur science du jeu après contact. Avec Jordie Barrett repositionné en premier centre pour densifier le centre du terrain, la ligne arrière néo-zélandaise a retrouvé de la solidité. Capable aussi bien de porter le ballon de longues minutes pour faire craquer son adversaire, que d'utiliser le jeu au pied, les Blacks, qui s'appuient de nouveau sur un 8 de devant dominateur, ont retrouvé des certitudes dans leur jeu.

Les Blacks dans la peau d'outsider ?

Un jeu forcément scruté par le staff des Bleus, actuellement en pleine préparation du mondial. Les hommes de Fabien Galthié viennent de conclure un premier stage à Monaco, avant de se retrouver lundi prochain au CNR de Marcoussis. Avec, plus que jamais, l'échéance des Blacks dans un coin de la tête.
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Test match - Antoine Dupont (XV de France) face à la Nouvelle-Zélande

Crédit: Icon Sport

Equipe la plus titrée de l'histoire de la Coupe du monde (avec l'Afrique du Sud) avec trois sacres en 1987, 2011, 2015, la Nouvelle-Zélande a rappelé à la planète rugby que malgré les difficultés entrevues ces quatre dernières années, il allait falloir compter sur elle en septembre et octobre prochain en France, au même titre que l'Irlande, l'Afrique du Sud ou encore la France, les trois équipes souvent placées dans la peau de favoris de cette Coupe du monde 2023.
Alors que l'on sait déjà que Ian Foster sera remplacé par Scott Robertson, entraîneur des Crusaders depuis 2017, après la Coupe du monde, les Blacks aborderont l'évènement avec un costume d'outsider, assez inhabituel pour eux. Un costume qui pourrait galvaniser les Néo-Zélandais, à commencer par les vieux briscards qui tourneront la page de la sélection à l'issue du Mondial (Samuel Whitelock, Brodie Retallick, Aaron Smith, Sam Cane, Ardie Savea, Richie Mo'unga). Les Bleus de Fabien Galthié sont prévenus. Le rendez-vous tant attendu du 8 septembre à Saint-Denis n'a jamais été aussi proche.
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