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France - Nouvelle-Zélande | "Mâchés", "vidés", les Bleus sont allés au bout d’eux-mêmes pour faire plier les All Blacks
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Publié 09/09/2023 à 05:00 GMT+2
Le match d’ouverture de la Coupe du monde remporté vendredi par la France (27-13) a été le théâtre d’une partie de très haute intensité. Asphyxiés en première période par le rythme infernal imprimé par les Néo-Zélandais, les Bleus ont dû puiser loin dans leurs ressources pour trouver la force d’inverser la pression et aller cherche une première victoire dans ce Mondial, au Stade de France.
"Une première période pas loin d'être catastrophique"
Video credit: Eurosport
Après avoir passé un peu plus de cinq minutes devant les caméras de la zone mixte du Stade de France, Charles Ollivon a pris un coup sur la tête en voyant la masse de journalistes de presse écrite et web l’attendre de pied ferme, pour le faire réagir sur la folle soirée qui venait d’embraser le Stade de France. La mine déconfite, le grand Charles a d’abord cherché à tourner les talons avant d’être rattrapé par la manche par un officiel, lui demandant de fournir un dernier petit effort.
"Rapide les gars s’il vous plaît, je n’en peux plus !" Et le Toulonnais, meilleur plaqueur du match (15/16), est en effet resté un peu moins de trois minutes montre en main avant de s’éclipser vers un repos bien mérité. "Je suis mort, a-t-il lâché en préambule, histoire d’emphatiser un peu plus sur la rude épreuve physique et mentale qu’il venait de traverser. Pour en avoir parlé avec certains All Blacks, ajoute-t-il, "c’est un match qui a mis tous les organismes à rude épreuve. On est tous un peu mâchés à la fin du match. Après quatre-vingts minutes de ce niveau-là, on ressort émoussés et c’est un peu normal. Il va falloir maintenant récupérer, ce qui est plus facile après une victoire, et repartir au combat".
Gabin Villière s’est lui attardé un peu plus devant la presse mais son message ressemblait en substance à celui de son numéro 7. "On est fatigués, vidés même. Cela a été très dur, épuisant physiquement comme mentalement car ça faisait longtemps qu’on attendait ce match. On a savouré cette victoire dans le vestiaire mais on n’a plus beaucoup d’énergie dans le corps, on est vraiment vidés".
Deux facteurs expliquent assez aisément un tel état d’épuisement. Le premier est lié au niveau d’intensité imposé par les All Blacks, surtout en première période avec des lancements de jeu exécutés à une vitesse hallucinante. Au point que cela aille tout simplement trop vite pour les partenaires d’Antoine Dupont. Un chiffre traduit cette souffrance : en première période, les Kiwis ont battu 22 défenseurs français. Mais à défaut de pouvoir tenir la cadence, les hommes de Fabien Galthié ont couru, beaucoup, et se sont attachés à faire le dos rond au cœur de la marée noire. S’accrocher jusqu’à ce que leurs adversaires desserrent leur terrible étau pour se rebeller, tel était le plan bâti dans l’urgence pour éviter la déroute.
Une quantité d’énergie phénoménale, déployée d’abord pour ne pas craquer puis pour faire la différence dans les vingt dernières minutes. À l'image de ce qu'a pu fournir Grégory Alldritt, omniprésent en attaque comme en défense. Le tout sous une chaleur encore étouffante, qui a certainement expliqué aussi l’incapacité des Néo-Zélandais à maintenir leur rythme d’enfer sur le match entier. Bien préparés, comme on avait déjà pu le voir lors du dernier match estival contre l’Australie il y a deux semaines (41-17), les Bleus ont eux fini plus forts, bien ragaillardis aussi par l’apport du banc de touche.
Rien n’a semblé superflu pour vaincre cette équipe des All Blacks retrouvée par rapport au géant au pied d’argile entrevu deux semaines plus tôt contre les Springboks (35-7). Avec ce grand pas pour la première place du groupe franchi, les vainqueurs de vendredi vont désormais prendre le temps de recharger les batteries à plat et devraient laisser à d’autres, ou du moins pour la plupart, le soin de faire le métier face à l’Uruguay et la Namibie. Des adversaires plus modestes pour se remettre de ce premier col hors-catégorie en guise de match d'ouverture hautement énergivore.
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"La force de caractère est la marque de fabrique des Bleus"
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