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France - Nouvelle-Zélande : "On n’a pas préparé le haka mais on a préparé le match"
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Publié 06/09/2023 à 14:16 GMT+2
Vendredi, les Bleus ouvriront leur Coupe du monde en défiant les All Blacks et leur légendaire haka d’avant-match. En 2007 et en 2011, leurs prédécesseurs avaient apporté une réponse forte au chant guerrier maori. Pas en 2015, lors de la dernière confrontation entre les deux nations en Coupe du monde. Quid de la génération 2023 ? Rien n’a pour l’instant été décidé mais l’option n’est pas fermée.
Galthié : "Le match de vendredi est une fête"
Video credit: Eurosport
Du parcours des Bleus lors du Mondial 2007 en France, l’inconscient collectif ne garde finalement que peu de souvenirs de la demi-finale âpre et perdue face à l’Angleterre (14-9). Le vrai moment fort de cette compétition a eu lieu un tour plutôt avec leur victoire inattendue à Cardiff contre les All Blacks (20-18). La remontée fantastique de la deuxième mi-temps, les 38 plaquages de Thierry Dusautoir, mais aussi et pour certains surtout la bravade de Raphaël Ibañez et ses hommes avant même le coup d’envoi au moment du haka.
Cette avancée à l’unisson jusqu’à terminer front contre front des Kiwis, ce regard froid et déterminé de Christophe Dominici malgré les efforts démesurés du deuxième ligne Ali Williams pour tirer sa langue le plus bas possible…tout reste de ce moment suspendu dans le temps. Tout comme rien n’a été perdu de la flèche tricolore dessinée quatre ans plus tard en finale du Mondial, face à ces mêmes All Blacks et chez eux de surcroit. Cette fois, les Bleus n’avaient pas franchi la ligne médiane pour aller défier leurs adversaires droit dans les yeux, interdits qu’ils étaient de le faire sous peine d’amende, mais cela avait suffi à créer le frisson dans l’Eden Park rempli à exploser. Osé, mais les hommes du Thierry Dusautoir avaient assumé sur le terrain, n’échouant qu’à un petit point du grandissime favori neo-zélandais (8-7).
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La flèche française de 2011 pour défier le haka
Crédit: Imago
Ce qu’ils n’avaient pu faire quatre ans plus tard, pressentant sûrement la débâcle qui allait intervenir (62-13) et soucieux de ne pas passer pour plus ridicules qu’ils ne l’ont été sur le terrain.
Cette année, les Blacks sont au programme non pas (encore) d’un match couperet mais de celui d’ouverture de la Coupe du monde en France. Est-ce le moment propice pour se distinguer lors de la danse guerrière ou d’adopter une attitude plus classique et rester focus sur la partie terrain ? La question a bien été posée aux hommes de Galthié cette semaine avec, jusqu’à présent, toujours la même réponse ou presque. "Non, on n’a rien prévu de spécial pour le haka" lâchait ainsi le demi de mêlée remplaçant Maxime Lucu lundi. Mais le "non" du début de semaine a muté en deux jours en "non mais" dans la bouche de François Cros, venu s’exprimer devant les médias mercredi dans la foulée de l’annonce de la composition du XV de France.
"Pour le moment il n’y a rien de prévu mais je ne dis pas que rien ne sera décidé d’ici vendredi. C’est vrai que le haka est un symbole fort quand on joue les All Blacks. On n’a pas préparé le haka mais on a préparé le match. On s’est plutôt concentré là-dessus". L’importance de ne pas se disperser au risque de phagocyter ce match d’ouverture attendu depuis 4 ans, l’argument se tient et tient pour l’instant la corde. Cèderont-ils à la tentation de capter un peu plus l’attention du monde entier avec une réponse originale au haka ? Il leur reste deux jours pour trancher.
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