Pierre Bourgarit, avant France - Uruguay, en Coupe du monde : "On sait qu’être annoncé perdant est ce qui révolte"
Eurosport sur GoogleLe XV de France abordera son deuxième match du Mondial en grand favori, jeudi au Stade Pierre Mauroy (21h). Raphaël Ibañez, Pierre Bourgarit et Arthur Vincent se sont efforcés mercredi de louer les qualités de l'Uruguay, adversaire ô combien plus modeste que la Nouvelle-Zélande. Dans un exercice de style assez classique, mais avec tout de même des arguments intéressants. Attention à "Los Teros".
Entraînement du capitaine et Marseillaise : les dernières infos à la veille de France-Uruguay
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Ce serait trop gros, n'est-ce pas ? Battre la Nouvelle-Zélande avant de perdre contre l'Uruguay… même pour le XV de France, historiquement flanqué de sa réputation d'imprévisible, cela semble relever de l'irrationnel. Mais le meilleur moyen d'être ramené sur terre par la glorieuse incertitude du sport est de l'insulter, à en croire Pierre Bourgarit. Le talonneur de 26 ans a assuré, ce mercredi en conférence de presse, qu'il ne fallait pas compter sur les Bleus pour prendre leurs adversaires de haut.
"C'est un match que l'on ne prend vraiment pas à la légère, parce qu'on s'est déjà tous retrouvés dans cette position, argumente-t-il. On sait qu'être annoncé perdant avant une rencontre est ce qui nous révolte." Bourgarit est persuadé que cela va piquer : "Ça va être une équipe valeureuse, qui va s'appuyer sur les basiques de ce sport : la conquête, la mêlée, la touche, les ballons portés. Devant, on va avoir un gros travail à faire, et derrière, ils ont pas mal de qualités individuelles."
"Expérience collective" contre équipe remaniée
Arthur Vincent abonde, avant la rencontre de jeudi au Stade Pierre Mauroy (21h), qui sera la première de l'Uruguay dans ce Mondial : "On s'attend à ce qu'ils mettent beaucoup de cœur et d'énergie". Dont acte pour les formules de politesse… mais pourquoi cette hargne serait-elle suffisante à faire déjouer les Bleus ? Parce qu'en termes de cohésion, les Uruguayens ont un léger avantage d'après Pierre Bourgarit : "Ils ont assez d'expérience collective. Nous, on en a aussi, mais peut-être moins."
Raphaël Ibañez, manager général du XV de France, note aussi cet atout : "La majorité des joueurs qui composent ce groupe était déjà de l'aventure lors de la Coupe du monde 2019". Et il y a quatre ans, les Fidji avaient par exemple perdu face à l'Uruguay. De leur côté, les hommes de Fabien Galthié se présentent dans une configuration différente de celle qui leur a permis de dominer les All Blacks vendredi dernier (27-13), en match d'ouverture, avec douze changements et aucune continuité dans la colonne vertébrale (2-8-9-10-15).
Malgré toutes ces raisons de rester sur ses gardes, le première ligne du Stade rochelais ne veut pas faire passer "los Teros" pour des terreurs : "L'écart (de niveau) existe, sur le papier (…) mais on aurait beaucoup à perdre à ne pas les respecter." Voilà qui est bien résumé, alors qu'inverser le rapport de force aurait semblé provocateur plutôt qu'un signe d'humilité. Ou comment éviter tous les pièges face aux micros. Attention à celui de jeudi, maintenant.
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Vincent aurait-il dû être titulaire à la place de Moefana ?
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