Public et territoire à conquérir lors de France - Uruguay : "On a une petite dette envers le nord", estime Galthié
Eurosport sur GoogleMercredi, aux abords du Stade Pierre Mauroy, trouver un nordiste fan de longue date de rugby était un sacré défi. Mais ni le nombre de personnes croisées ni les déclarations de Fabien Galthié permettent d'affirmer que le ballon ovale ne gagne pas du terrain dans le nord de la France. Jeudi face à l'Uruguay dans le cadre du Mondial, les Bleus espèrent récompenser et décupler un engouement naissant.
Attention les yeux : les plus gros cartons des Bleus en Coupe du monde
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Interrogé sur le Mondial de rugby, ce jeune homme a évité de peu un lapsus révélateur : "Je n'ai pas senti un effet de groupe, en mode 'tout le monde va regarder'. Je n'en ai pas trop entendu parler sur les réseaux non plus, alors que la Coupe du monde, ça ne se rate pas… La Coupe du monde de foot, je veux dire." A la veille de France-Uruguay au Stade Pierre Mauroy, Villeneuve-d'Ascq n'était pas en ébullition ce mercredi, plusieurs étudiants nous répondant notamment que le ballon ovale ne suscitait pas le moindre émoi chez eux.
"Le stade est juste à côté, donc forcément j'ai vu les affiches, des campagnes dans les centres commerciaux… mais je ne connais pas assez bien le sport, les règles, pour m'y mettre", explique l'un d'eux, alors que son ami considère plus volontiers que la Coupe du monde de rugby 2023 dans l'Hexagone est un événement de choix, au moins par un prisme tricolore : "J'ai regardé le premier match de l'équipe de France, je vais regarder les autres." Son intérêt vient aussi du fait qu'il n'a connu qu'un XV de France conquérant.
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Entraînement du capitaine et Marseillaise : les dernières infos à la veille de France-Uruguay
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"Quand il y a la passion, il n'y a pas de frontière"
"Le premier match que j'ai regardé, c'était contre les All Blacks l'année dernière (sic : en 2021)", témoigne-t-il. Mais il assure être durablement "piqué" par les Bleus : "Même si leur niveau baisse, je vais continuer à les suivre." Danny et Jules, deux rugbymen aperçus près de l'enceinte où se tiendra la rencontre, racontent quant à eux qu'ils commencent à être questionnés sur leur sport. "Des gens qui ne s'y intéressaient pas viennent m'en parler, me demander des renseignements", se réjouit un membre de ce duo, nouvellement du coin.
Quelques instants auparavant, nous avions pensé trouver, enfin, un fanatique de rugby venant de Lille : raté, Fabrice est de l'île... de la Réunion. "10 000 kilomètres nous séparent, mais quand il y a la passion, il n'y a pas de frontière, sourit-il. Cela fait un an que je prépare ce voyage." Un mordu, un vrai : "J'ai commencé à jouer tout petit, c'est comme une religion pour moi, le rugby." L'échantillon de personnes que l'on a interrogées est bien trop faible pour considérer que cette religion reste étrangère au nord.
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"Le peuple français croit en son équipe"
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"On va faire mieux avec le temps"
Mardi en conférence de presse, et alors que "son" XV de France a signé une entame de Coupe du monde remarquable sportivement comme en termes d'audience, Fabien Galthié a déclaré que les sollicitations pleuvaient. Fini, le rugby cantonné au sud-ouest : "Avec le staff, on a une petite dette envers le nord. On a passé beaucoup de temps dans le sud et dans le centre, pour entraîner des équipes, faire nos séminaires, et je recevais souvent des messages : 'Quand est-ce que vous venez en Bretagne, dans l'est, dans le nord ?'"
Capitaine des Bleus ce jeudi, Anthony Jelonch avoue cependant que le clivage géographique n'est pas encore jeté aux oubliettes : "Je n'étais jamais venu ici pour jouer au rugby. C'est plutôt une région de foot… on pense ça quand on est du sud-ouest. On est très heureux de venir voir tous les passionnés de rugby qui sont ici et on va essayer de leur donner le plus beau spectacle possible." Pour achever de les séduire. "Ce qui donne aussi envie de regarder, ce sont les victoires acquises avec panache", corrobore un de nos témoins du jour, aux abords du stade.
"Comme notre volonté depuis quatre ans est de rassembler, fédérer, partager, ce match-là va nous permettre de passer du temps avec tous ces amoureux du rugby, dans cette région, reprend le sélectionneur. On rembourse un peu notre dette… mais on va faire mieux avec le temps." Et de promettre : "On reviendra ici s'occuper des jeunes et des écoles de rugby, pour travailler avec les clubs."
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Galthié : "On a été un peu pris par l'atmosphère"
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