Demi-finale de Champions Cup | Bordeaux-Bègles vs Stade Toulousain : L'UBB face à son Everest décimé

Eurosport sur Google

Le Stade toulousain se déplace à Bordeaux, dimanche en demie de Champions Cup (16h), avec sa casquette d'équipe habituée à gagner en phase finale… et une kyrielle d'absents à déplorer (Dupont, Mauvaka, Ramos). L'UBB, châtiée en finale du Top 14 l'an passé, a des arguments pour en profiter. Le rapport de force n'a pas drastiquement basculé, mais la cime semble un peu moins haute pour le challenger.

Jack Willis et Romain Ntamack (Toulouse, à gauche) | Louis Bielle-Biarrey, Matthieu Jalibert (UBB, à droite)

Crédit: Marko Popovic

"Vous êtes treize dans la salle. Si je vous demande de jouer votre maison sur le vainqueur potentiel, sur qui allez-vous la mettre ?" Mercredi, Yannick Bru a pris à témoin l'assistance en conférence de presse, lorsqu'il a été interrogé sur le statut d'outsider de son UBB face au Stade toulousain. "La force de l'habitude du champion en titre, qui a fait le doublé Top 14-Champions Cup l'année dernière… évidemment que le grand public s'attend à retrouver Toulouse en finale", a synthétisé le manager bordelo-béglais.
Bru a raison sur un point : un succès toulousain, dimanche à Bordeaux (16h), convoquerait dans nos esprits plus de mots du champ lexical de la ritournelle que de celui de la surprise, et ce malgré les deux victoires de l'UBB face au club de la "ville rose" cette saison. "Toulouse en mode phase finale, ce n'est pas la même équipe", a prévenu Matthieu Jalibert, sans avoir à citer la raclée (59-3) infligée aux UBBistes par une armada menée par un Antoine Dupont étincelant en finale de Top 14 l'an passé.
Mais depuis que Bru et Jalibert ont ainsi rejeté l'idée de bomber le torse face à l'ogre voisin, ledit ogre a déploré un énième forfait. Il ne s'agit plus seulement d'aborder cette demie de Champions Cup sans Dupont, Blair Kinghorn ou autre Peato Mauvaka. Le tenant doit également composer avec l'absence de Thomas Ramos, ému auteur de la pénalité de la gagne, en quart à Mayol. Les quatre joueurs cités ont, par exemple, inscrit 42 des 59 points des leurs (dont les 30 premiers) durant le fameux 59-3.
picture

"18 trous, que des birdies : Toulouse a fait le match quasi-parfait"

Video credit: Eurosport

L'heure de décocher les flèches

L'occasion de prendre une relative revanche semble belle pour l'UBB, loin d'être rincée physiquement et émotionnellement, comme elle l'était alors. Bordeaux-Bègles figure en tête au nombre de points (307, contre 284) et d'essais (45, contre 40) marqués cette saison dans la compétition intercontinentale, après six matches remportés avec la barre des 40 unités pour plancher. Damian Penaud y est pour beaucoup, avec 12 essais (record en une édition) dont un sextuplé face à des Sharks dépassés (66-12).
Le "joueur du Tournoi" n'est pas en reste. Louis Bielle-Biarrey, dont la vitesse ne cesse d'impressionner, avait trouvé la faille pendant onze rencontres de rang, toutes compétitions confondues, avant de faire chou blanc lors d'une défaite contre La Rochelle (10-21) le week-end dernier. Peut-être "le coup sur la tête (dixit Jalibert)" qu'il fallait pour protéger du moindre zeste d'excès de confiance un challenger qui alignera moult fusées, dont un Nicolas Depoortere rétabli, en quête d'une première finale de Champions Cup.
picture

Damian Penaud et Louis Bielle-Biarrey (UBB)

Crédit: Eurosport

Mallia, rien que ça

Il faudra faire fort pour éliminer un Toulouse dont la profondeur d'effectif délirante ringardise la locution "équipe B", et pour qui les postes sont souvent "triplés" plutôt que "doublés". Quand Ange Capuozzo revient tout juste de blessure, tandis que Kinghorn et Ramos font le chemin inverse, c'est Juan Cruz Mallia qui se voit encore plus responsabilisé. Il est ici question de quatre arrières parmi les meilleurs du monde, qui font le bonheur des sélections d'Italie, d'Ecosse, de France et d'Argentine.
En outre, c'est principalement du n°9 au n°15 qu'Ugo Mola et son staff ont des ennuis et doivent d'autant plus se méfier des trois-quarts adverses. Leur paquet d'avants demeure un atout – même sans Mauvaka – avec Julien Marchand, le duo Flament-Meafou, François Cros et Jack Willis en fers de lance, alors que Tevita Tatafu s'est avéré trop court dans le camp d'en face. Parler d'un Stade toulousain "décimé" relève ainsi d'une sorte de néologisme : l'UBB est face à un Everest à la cime rabotée... mais dont le pinacle reste haut perché.
picture

Emmanuel Meafou (Toulouse) face au RCT en Champions Cup

Crédit: Getty Images


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité