Champions Cup - Fin de l'épopée pour Toulon, battu par le Leinster aux portes de la finale (29-25)

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Le formidable destin européen du Racing Club toulonnais s'arrête là. Opposés à l'orgre Leinster, les Varois n'ont pas à rougir. Toulon a d'abord craqué en supériorité numérique face à des Irlandais diaboliques en attaque mais maladroits face aux perches avant un rebond inespéré en fin de match qui laisse des regrets (29-25). Le Leinster retrouvera en finale Bordeaux-Bègles ou les Anglais de Bath.

Garry Ringrose aplatit pour le Leinster devant les joueurs du RC Toulon

Crédit: Getty Images

Onze ans après son dernier titre continental, le RC Toulon ne retrouvera pas la finale de Coupe des Champions. À Dublin, les Varois ont été éliminés en demi-finale par le Leinster (29-25), samedi 2 mai. Un résultat logique au vu de l’écart de niveau entre les deux formations et du contenu de la rencontre. Mais qui n’éclipse pas le fantastique réveil en fin de match du RCT, qui a eu des situations pour renverser la rencontre.
Dominés au score depuis la 13e minute, menés de 18 points à une dizaine de minutes de la sirène, les hommes de Pierre Mignoni y ont cru jusqu’au bout. Habités par une rage soudaine, ils auraient même pu passer devant dans les ultimes instants de cette demi-finale. Servi par un Gaël Dréan enfin percutant, Seta Tuicuvu a commis un en-avant sur une réception difficile, à deux minutes du terme. Ses partenaires n’ont plus revu le ballon ovale d’ici au coup de sifflet final, et le scénario d’anthologie est resté au placard. Reste donc cette défaite de quatre points a presque l’allure de performance face à un des cadors du rugby européen. Les honneurs n’ont que peu de poids dans une rencontre à élimination directe, et difficile d’imaginer le RCT les apprécier.

Toulon a mal géré une double supériorité numérique

Les regrets sont peut-être ailleurs pour le club aux trois étoiles (2013, 2014, 2015). Car avant cette fin de match, son équipe a eu l’occasion de prendre les devants. En double supériorité numérique, elle est revenue à 3 points à la mi-temps (11-14). Mais un enchaînement catastrophique l’a empêché de mener au score : dégagement raté à la réception de l’engagement, carton jaune pour Teddy Baubigny, essai et pénalité adverses concédés. À 13 contre 15, le Leinster a accru son avance de huit points (22-11). Une sacrée occasion manquée.
Souvent inspiré au pied, Toulon a manqué d’imagination ballon en main.
Avant ces fameuses 10 dernières minutes, il n’a quasiment pas visité les 22 mètres adverses. La faute à une trop grande indiscipline (13 fautes), une occupation moindre (45%) et une grande souffrance en mêlée fermée (3 remportées sur 9). Simple conséquence de l’écart de niveau entre les deux formations ? Ou vrais remords pour une formation habitués aux exploits dans cette compétition, après avoir dominé les Stormers en huitième et les Glasgow Warriors en quart ?

Le Leinster établit un record

Seule certitude, le Leinster établit un nouveau record dans la compétition en atteignant pour la neuvième fois la finale de la Coupe des champions. Une performance réalisée en seulement 17 ans. Après s’être inclinés à ce stade en 2019, 2022, 2023 et 2024, les coéquipiers du Français Rabah Slimani (entré en fin de match) ne sauront s’en contenter. Ils affronteront samedi 23 mai (15 h 45) à Bilbao (Espagne) le vainqueur de l’autre demie. Dimanche à 16 h, Bordeaux-Bègles reçoit les Anglais de Bath, en quête de cet autre ticket.
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