Champions Cup - Quarts de finale - "L'année dernière, il leur manquait du monde…" : l'UBB ne regarde plus Toulouse d'en bas
Par Gabriel Baldi
Mis à jour 12/04/2026 à 20:23 GMT+2
L'UBB a dominé Toulouse dimanche à Chaban-Delmas (30-15), marquant un nouveau tournant dans cette rivalité. Comme l'an passé, les hommes de Yannick Bru ont éliminé l'ogre toulousain cette fois pas privé de ses meilleurs élément, de la Champions Cup. Ce qui confirme la progression des Bordelo-Béglais, et un orgueil réveillé un soir de juin 2024.
Matthieu Jalibert et Louis Bielle-Biarrey face à Toulouse.
Crédit: Getty Images
Dans les réactions bordelaises, sous la clameur de Chaban-Delmas, un mélange de sentiments. Comme si cette victoire face à Toulouse ce dimanche (30-15) relevait à la fois d'un exploit, à la fois d'une étape comme une autre dans la quête de conservation du titre pour les Girondins. Certes, il y a le poids des 24 étoiles nationales et 6 étoiles européennes du club toulousain, mais les hommes de Yannick Bru n'ont plus à regarder leur rival d'en bas.
"L'année dernière on les avait battus, il leur manquait du monde (Thomas Ramos, Antoine Dupont et Peato Mauvaka parmi les cadres). Aujourd'hui, il y a tout le monde, c'est une marche de plus", a reconnu l'ouvreur de l'UBB au micro de France 2, qui a tenu à préciser que son équipe n'avait encore "rien gagné" ce dimanche. "Ils ne sont pas champions en titre pour rien, on savait où on mettait les pieds, a reconnu Thomas Ramos après la défaite. On a été reçu, bien reçu, on repart avec 30 points, rien à dire."
Et pourtant, l'UBB n'a "pas touché un ballon" en première période
Bon joueur, l'arrière du XV de France, dont les termes symbolisent la passation de pouvoir qui a déjà gagné la scène européenne dans cette rivalité du bord de la Garonne. Mais les propos du n°15 toulousain omettent, comme le score, la physionomie d'un match qui ne s'est pas joué à grand-chose. À 20 minutes de la fin, les Bordelo-Béglais étaient encore menés.
A la pause, ce sont les hommes d'Ugo Mola qui viraient en tête. "C'était été très compliqué, on fait une première période plutôt moyenne, on fait des fautes, on ne touche pas un ballon," a résumé Arthur Retière sur Bein. Dans ce premier acte poussif, Matthieu Jalibert et les siens sont restés solidaires en défense - un moyen de limiter la casse - et se sont montrés diablement efficaces sur leurs maigres opportunités, à l'image du premier essai de la partie (Maxime Lamothe, 24e) inscrit sur l'une des rares incursions dans les 22m toulousains en première période
Depuis cette défaite à Marseille qui nous a humiliés...
En difficulté, l'UBB a su réagir, grappiller. Ce qui donne encore plus de crédit à sa victoire. "Ils ont énormément de qualités, ça a tapé fort en première période. Mais nos avants avaient envie de répondre par rapport à la dernière finale de Top 14 (39-33 après prolongations) où on avait été dominé", a poursuivi Matthieu Jalibert au micro de Bein. Solides devant leur ligne, notamment sur deux situations chaudes (50e et 66e), les avants girondins ont largement rivalisé avec le pack le plus redoutable d'Europe. L'entrée de Ben Tameifuna, auteur d'un essai en force avant de réussir un grattage décisif, a symbolisé ce regain d'énergie dans le timing où la partie a basculé.
Comme l'an passé en demi-finales de la même compétition, la pièce est tombé du côté bordelo-béglais. Les duels entre rivaux cette saison (une victoire large de chaque côté) n'avaient pas permis de dessiner de véritable indication, vu les compositions mises en place. Ce premier choc au sommet entre l'UBB et Toulouse en 2025-2026 a confirmé que le rapport de force avait peut-être basculé. "Depuis cette défaite à Marseille qui nous a humiliés (58-3 en juin 2024), on a beaucoup travaillé dessus. On essaie de progresser petit à petit. Aujourd'hui tout n'est pas parfait, mais on essaie de rivaliser avec ce qu'il se fait de mieux et petit à petit on avance", a confié avec humilité le capitaine. La dernière finale de Top 14, serrée jusqu'au bout, avait symbolisé les progrès réalisés par l'outsider bordelo-béglais. Mais ce statut, vient peut-être de changer pour de bon.
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Louis Bielle-Biarrey (UBB) au duel avec Thomas Ramos (Toulouse).
Crédit: Getty Images
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