Coupe des Champions - L'UBB domine Bath dans un match disputé (38-26) et défendra son titre en finale contre le Leinster
Par Arthur Massot
Mis à jour 03/05/2026 à 18:30 GMT+2
Bordeaux-Bègles a dû s'employer pour retrouver la finale et défendre son titre de champion d'Europe acquis l'an dernier. Opposés aux Anglais de Bath, les Girondins se sont frottés à une réelle adversité (38-26). La précision de Maxime Lucu face aux perches et les éclairs de sa fusée Louis Bielle-BIarrey ont permis à l'UBB de rejoindre le Leinster en finale.
Les Girondins transis de joie après l'essai de Louis Bielle-Biarrey
Crédit: Getty Images
Bordeaux-Bègles défendra bien son titre. Samedi 23 mai, l’UBB se déplacera à Bilbao (Espagne) pour décrocher une nouvelle étoile, en Coupe des Champions face aux Irlandais du Leinster. "On est en finale", s'est amusé à scander un Matmut Atlantique électrique après la large victoire des siens contre Bath (38-26), samedi 3 mai en demi-finale.
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Cette 15e victoire consécutive dans la compétition a été construite avec une réelle solidarité défensive. 195 placages (80 pour Bath), dont 85% réussis (56% pour les Anglais), et une capacité assez délirante à résister aux assauts incessants de leurs adversaires anglais. Ceux-ci ont monopolisé le ballon (62%) et l’occupation (61%), ont tenté de varier en usant de chandelles et de pick and go. Ce qui leur a réussi par séquences (4 essais), mais n’a pas suffi.
Bordeaux-Bègles appliqué, dans un match engagé
Portée par un Maxime Lucu – homme du match – des grands soirs, auteur de 18 points à lui seul, l’UBB a mené de bout en bout. De l’essai inaugural de Marko Gazzotti (2e) à celui libérateur de Temo Matiu (77e), elle a maîtrisé la rencontre et exploité au mieux ses temps forts. Peu sanctionnée (7 pénalités), elle a été à la hauteur de l’enjeu.
Elle ne s’est jamais fourvoyée, malgré la pression adverse et la furie populaire en tribunes (42 000 spectateurs). En témoignent les impeccables sorties de camp et les touches volées, précieuses respirations dans un match de haute intensité. L’explosivité de Marko Gazzotti, la vivacité de Louis Bielle-Biarrey, la vision de Maxime Lucu, la puissance de Ben Tameifuna, l’opportunisme de Temo Matiu : chacun des cinq essais inscrits par les Girondins raconte une des forces de ce collectif.
Après un sans-faute en phase de poules, avoir découpé Leicester en 8es (64-14), dégoûté le Stade Toulousain en quarts, et donc dominé Bath dans le dernier carré, voici Bordeaux-Bègles de nouveau en finale. Pour la septième saison consécutive, un club français sera au rendez-vous de l’ultime rencontre de la Coupe des champions. Qualifié après sa victoire contre Toulon samedi, le Leinster est aussi un habitué du rendez-vous (5 finales depuis 8 ans). La province irlandaise a beaucoup trébuché sur cette dernière marche (défaites en 2019, 2022, 2023, 2024), mais retrouvera dans le Pays basque espagnol le stade San Mames (à Bilbao). Celui de son dernier sacre. Ça tombe bien, l’UBB adore les défis européens.
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