Finale de Champions Cup | UBB-Leinster (41-19), ou les joies de l'anormalité : "On a fait quelque chose de très grand"

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Une partie de plaisir. Pendant quarante minutes, l'UBB a réussi peu ou prou tout ce qu'elle a entrepris, samedi en finale de Champions Cup à Bilbao. Mené 35-7 à la pause, le Leinster a été impuissant face au tenant du titre (41-19 au final). De quoi susciter un sentiment de plénitude pour Damian Penaud ou autre Maxime Lucu, presque obligés de rappeler le caractère exceptionnel de leur performance.

Lafond : "Ce n'est pas la Coupe Mickey, mais…"

Video credit: Eurosport

"On dit que la plus dure, c'est la deuxième." Matthieu Jalibert a revisité la maxime, discutable, selon laquelle le plus dur n'est pas d'atteindre le sommet mais d'y rester, avec du sourire dans la voix, samedi à l'issue de la finale de la Champions Cup à Bilbao. Pourtant, celle-ci n'a semblé durer que 40 minutes, tant l'UBB a fait passer le Leinster pour une équipe vieillissante et dépassée : 35-7 à la pause, 41-19 finalement.
"On a fait un match exceptionnel, a réagi Damian Penaud au micro de France Télévisions. On ne réalise pas. J'avais l'impression (au coup de sifflet final, ndlr), pas que c'était normal… mais qu'on était moins euphoriques que l'année dernière. Peut-être que ça va venir." Maxime Lucu a lui aussi, instinctivement, tenté de balayer le spectre de la routine : "On banalise beaucoup, mais aujourd'hui, on a fait quelque chose de très grand."

Quand tout sourit 

Penaud a eu le sentiment que "tout tournait en (la) faveur" des Bordelo-Béglais lors d'un premier acte où l'efficacité des siens a été phénoménale. Un coup de pied à suivre mal dosé de Louis Bielle-Biarrey en a été l'illustration. Frôlé d'un doigt par Hugo Keenan, il a accouché d'une mêlée à cinq mètres pour l'UBB, et non d'un ballon rendu à la province irlandaise. Quelques instants plus tard, Pablo Uberti aplatissait en terre promise (14-7, 19e).
"Je suis énormément fier de ce groupe, de faire partie de ce club", a poursuivi l'ancien Clermontois, visiblement ému et enclin, à chaud, à analyser ce qui a moins bien fonctionné : "On s'est relâchés en deuxième période, on a commencé à commettre des fautes, à être indisciplinés (deux cartons jaunes, ndlr)." Son entraîneur, Yannick Bru, a été magnanime à ce sujet : "La nature humaine étant ce qu'elle est, il faut accepter ça."
L'entrée de Ben Tameifuna – il a un super pouvoir – et de quelques gratteurs a été magique
Interrogé sur beIN Sports, Bru a corroboré l'idée d'un alliage d'excellence et de réussite : "Je dis souvent aux joueurs que le match parfait n'existe pas, mais notre première période l'a été. Comme toujours quand on fait les efforts, on a de la réussite, des rebonds favorables." Et il avait de quoi contrecarrer tout coup de mou : "L'entrée de Ben Tameifuna – il a un super pouvoir – et de quelques gratteurs a été magique, ils ont rempli leur rôle à 100%."
En Champions Cup, l'UBB est comme chez elle. Un an après avoir gravé ses premières lettres de noblesse en triomphant face à Northampton (28-20), la voici en mesure d'y régner avec un aplomb déconcertant. "On sait que c'est une compétition qui nous va bien, qui convient à notre jeu, estime Jalibert. C'est une compétition pour attaquer. L'arbitrage, les rucks… on arrive à mettre de la vitesse, à se faire plaisir."
En écartant Toulouse en quart de finale (30-15), Bordeaux-Bègles avait peut-être bien fait le plus dur, dans l'optique de doubler la mise. Comme s'il ne pouvait rien lui arriver ce samedi. "C'était incroyable, ce matin et à l'échauffement, comme on a ressenti de la fraîcheur, alors que la semaine dernière, on était un peu dans le dur, sourit Lucu. On continue à écrire notre histoire, tout doucement. Ce groupe est fantastique."
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Maxime Lucu savoure, lors de la finale de la Champions Cup 2025-2026 à Bilbao

Crédit: Getty Images


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