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Test match I Des All Blacks en reconstruction au test de Springboks destructeurs
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Mis à jour 22/08/2026 à 00:02 GMT+2
A presque un an de la prochaine Coupe du monde, un quadruple choc oppose à partir de samedi les deux finalistes de la dernière édition : la Nouvelle-Zélande, en phase de reconstruction, et l'Afrique du Sud, sacrée à Paris et au potentiel offensif toujours redoutable.
Sacha Feinberg-Mngomezulu transperce la défense des All-Blacks, le 6 septembre 2025
Crédit: Getty Images
Pour le premier de ces quatre test matches — portant on ne peut mieux leur nom — les meilleurs XV potentiels des All Blacks comme des Springboks seront sur le terrain d'Ellis Park samedi à 17h10 locale. Il s'agit du premier examen pour Dave Rennie qui n'a dirigé son match inaugural à la tête de la Nouvelle-Zélande qu'en juillet lors d'une victoire étriquée contre un XV de France largement remanié (34-32), avant de s'imposer ensuite contre l'Italie (47-17) et l'Irlande (40-21).
"Il faut évidemment continuer à construire là-dessus", a-t-il estimé. "A eux désormais de le faire sous pression face aux meilleurs du monde. Voilà, le test pour nous ce week-end". Chez les doubles champions du monde en titre sud-africains, seul le capitaine Siya Kolisi, de retour de blessure, manque à l'appel. Son compère flanker Pieter-Steph du Toit récupère le brassard, dévolu à l'indéboulonnable Ardie Savea côté kiwi.
En plus de la troisième ligne, le talon (Malcolm Marx face à Codie Taylor) ou l'aile (Cheslin Kolbe contre Will Jordan) opposeront ce qui se fait quasiment de mieux au monde à ces postes. Cette série d'affrontements Blacks-Boks promet quatre samedis consécutifs d'âpreté, d'abord en Afrique du Sud avant un dernier match délocalisé aux Etats-Unis, le 12 septembre à Baltimore.
Un trophée à gagner ou à se partager
Marketée comme "The Greatest Rivalry" ("la rivalité suprême"), la tournée se veut un hommage à son historique prédécesseure d'il y a 30 ans. Quand les All Blacks en 1996 s'étaient imposés (2-1) à la pointe de l'Afrique. La prochaine dans quatre ans doit se tenir en Nouvelle-Zélande.
Le nouveau championnat des Nations empêchant cet été la tenue du tournoi de l'hémisphère sud, le Rugby Championship, les deux Fédérations en ont profité pour organiser cette tournée ayant essuyé quelques critiques pour son caractère commercial. Des All Blacks largement remaniés ont par exemple balayé les franchises sud-africaines des Stormers au Cap, des Sharks à Durban et des Bulls à Pretoria lors de trois matches aux tribunes à moitié vides.
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Rassie Erasmus
Crédit: Getty Images
Après des rangs clairsemés contre le pays de Galles (43-0), l'Ecosse (42-28) et même l'Angleterre (45-21) en juillet, en raison du prix des tickets, les trois matches des Boks contre les All Blacks se tiendront cependant à guichets fermés.
La quatrième manche, aux Etats-Unis, a également fait grincer quelques dents. En plus de sa délocalisation, elle a le défaut de rendre le nombre de matches pair. Les organisateurs ont la parade: ils ont dévoilé mercredi un trophée en deux parties aimantées que les équipes peuvent se partager en cas d'égalité après quatre confrontations.
"SFM" scruté
"La gestion du temps de jeu sera très importante", a estimé Rassie Erasmus. Malgré un seul match disputé par Sacha Feinberg-Mngomezulu depuis sa blessure à une cheville en mai, il a choisi de titulariser à nouveau le demi d'ouverture victorieux en Argentine (17-10) le 8 août.
Il paraît vouloir installer dans l'équipe "SFM" qui a explosé aux yeux du pays il y a un an en devenant le Springbok ayant inscrit le plus de points en un match : 37 contre l'Argentine (67-30). Le poste suscitait des interrogations. Lors de la Coupe du monde victorieuse de 2023, Manie Libbok avait perdu sa place de n°10 en raison de son déchet face aux perches au profit de Handre Pollard, chirurgical mais moins créatif.
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"Gailleton est le cocu de l'histoire"
Video credit: Eurosport
"C'est toujours un choix difficile entre Manie, Handre et Sacha", a expliqué Rassie Erasmus jeudi lors de la conférence de presse précédant le premier choc contre les All Blacks. "Sacha a fait des merveilles pour nous. C'était lui le demi d'ouverture l'année dernière quand on les a battus", a souligné le sélectionneur sud-africain.
Ses hommes avaient en effet infligé la pire défaite de sa longue histoire à la sélection à la fougère (43-10), sur son propre terrain en plus, à Wellington. Quatre mois plus tard, Scott Robertson était limogé de son poste de sélectionneur des Kiwis. "C'est le dernier match qui compte, a tempéré Rassie Erasmus, et notre dernier match ce n'est pas celui de Wellington".
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