Top 14 - Dix dernières minutes en apnée et un nouveau "miracle" pour l'Aviron bayonnais

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TOP 14 – L’Aviron bayonnais a enchaîné in extremis un neuvième succès à domicile en championnat ce samedi contre le Stade français (29-26). Une victoire glanée au courage grâce à une pénalité inscrite après la sirène par l'ouvreur Camille Lopez. L’épilogue heureux et un peu chanceux d’une fin de partie irrespirable où les Basques ont énormément souffert, notamment en mêlée fermée.

Camille Lopez a inscrit la pénalité de la gagne contre le Stade français

Crédit: Getty Images

Interrogé à chaud au micro de Canal+ après avoir donné la victoire sur le gong à son équipe, Camille Lopez n’y est pas allé par quatre chemins. "C’est un miracle ! On a été très approximatifs et moyens partout. Notre public ne nous a heureusement jamais lâchés. Ça passe et on prend car on est bénis des dieux". Oui, les Bayonnais sont passés plus près que jamais d’une première défaite à Jean-Dauger cette saison. Mais il semblerait en effet qu’une bonne étoile les accompagne, même dans les situations désespérées.
Mis sous pression par un essai du centre parisien Jeremy Ward avant l’heure de jeu (54e), accordé après arbitrage vidéo et de longues délibérations pour définir si le Sud-Africain avait aplati ou non en deux temps, l’Aviron a dû s’accrocher malgré une conquête dominée sur les phases statiques, notamment en mêlée. Fragile, l’écart de cinq points n’a plus tenu qu’à un fil lors d’un beau mouvement parisien lancé depuis leur camp à 8 minutes de la fin. Trouvé en bout de ligne, Leo Barré tapait à suivre pour lui-même et il fallait un…tacle glissé improbable de Peyo Muscarditz pour empêcher l’inévitable Ward de marquer.
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Giovanni Habel Kuffner (Stade français) face à Bayonne, samedi 18 février 2023. / Top 14

Crédit: Getty Images

Ce carton jaune contre la mêlée basque qui n'est pas venu

Logiquement, les Parisiens ont alors choisi l’épreuve de force en mêlée plutôt que la touche. Au supplice, les piliers remplaçants bayonnais ont été pénalisés une première fois, une deuxième fois puis ont concédé un bras cassé. Sur la quatrième mêlée, le deuxième ligne stadiste Sitaleki Timani a enfin passé la ligne, mais a perdu le contrôle de la balle juste avant d’aplatir. Retour à une… troisième pénalité contre la mêlée bayonnaise en l’espace de 3 minutes. Sans que cela n'ait donné lieu à un carton jaune, au grand dam de Laurent Sempéré, l’entraîneur des avants parisiens, qui le réclamait à cor et à cri depuis sa zone technique.
Malgré le retour des piliers basques titulaires, la cinquième mêlée a été la bonne pour le Stade français, qui a marqué grâce à son troisième ligne Romain Briatte, le jour de ses 30 ans. Égalité, il restait moins de deux minutes à jouer quand Morgan Parra s’élançait pour taper la transformation mais, peu attentif à la montée bayonnaise, l’ancien Clermontois a été gêné et a raté l’occasion de donner l’avantage à son équipe. Le score nul (26-26) ne satisfaisait évidemment personne vu la débauche d’énergie de part et d’autre.

Lopez en sauveur

Bayonne a eu une dernière possession à négocier dans l’ultime minute du temps réglementaire mais ses avants, épuisés par le long combat perdu en mêlée, n’avançaient pas d’un pouce. Les trois-quarts devaient alors prendre les choses en main. Le centre bayonnais Peyo Muscarditz a attaqué la ligne, son homologue Jeremy Ward s'est mis à la faute sur le ruck, la quinzième sanctionnée par M.Praderie contre Paris dans ce match et a offert à Camille Lopez le ballon de la gagne. Une pénalité sur la ligne des 40 mètres, qui est passée tout près du poteau et juste au-dessus de la transversale. Un dernier coup de pouce de ladite bonne étoile.
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