Toulouse - La Rochelle : Un "complexe" rochelais soupçonné par O'Gara... et pas si simple à estimer
Eurosport sur GoogleLa Rochelle s'en va défier Toulouse lors de la 2e journée de Top 14, ce dimanche à Ernest Wallon (21h05). Pour Ronan O'Gara, c'est l'occasion de constater si certains de "ses" Rochelais font un blocage face aux champions de France, si enclins à contrecarrer leurs plans. Un facteur psychologique éludé par les Toulousains, vendredi en conférence de presse, et dont la teneur est compliquée à mesurer.
Lafond : "Si Toulouse a encore la dalle, bon courage aux concurrents"
Video credit: Eurosport
Ronan O'Gara a un objectif. "Je dois savoir si certains dans le groupe ont un complexe contre Toulouse", a déclaré l'entraîneur du Stade rochelais, dans les colonnes du Midi Olympique de lundi, à l'évocation du déplacement des Maritimes à Ernest Wallon ce dimanche (21h05). Le potentiel ascendant psychologique auquel il fait référence s'illustre notamment en phase finale, où les Toulousains ont barré la route aux Rochelais lors des cinq dernières éditions du Top 14 (hors saison 2019-2020 tronquée).
Vendredi, les champions de France en titre ont fait dans l'"humilité" en conférence de presse. "C'est vous qui dites qu'on a un avantage mental", a rétorqué Thomas Ramos à l'un de nos confrères. "Les confrontations tournent plus en notre faveur qu'en la leur, mais on sait très bien que c'est fragile", a estimé Laurent Thuéry, responsable de la défense du club de la ville rose. "Ça ne change pas grand-chose", a juré Alexandre Roumat, avant cette affiche de la 2e journée du championnat.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/06/28/3994712.jpg)
Thomas Ramos et Romain Ntamack (Toulouse) en finale du Top 14 - 28_06_2024
Crédit: Getty Images
Ils ne sont pas concernés par nous car ils sont meilleurs que nous
Ramos reconnaît en revanche que personne ne fait une montagne de cette rivalité, au sein de la plus solide institution du rugby français : "On ne fait pas un focus spécial par rapport à ce match", aussi "gros" soit-il. "La réalité, c'est qu'ils ne sont pas concernés par nous car ils sont meilleurs que nous [Rochelais]", avait en quelque sorte anticipé O'Gara, résolument taquin.
"On respecte cette équipe, on la sait capable de grandes choses", lui a indirectement répondu Roumat, qualifiant la rencontre de dimanche de "grand rendez-vous" : "Si on fait autant de fautes (que lors du succès bonifié à Vannes, 18-43, ndlr), on passera à la trappe." Et Thuéry d'abonder : "C'est un très, très gros morceau. Notre préparation va passer au révélateur." Une communication policée qui comporte des fondements sportifs.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/05/14/3967961.jpg)
Grégory Alldritt (La Rochelle)
Crédit: Getty Images
Score trompeur ou rouges révélateurs ?
Le Stade toulousain a par exemple encaissé une large défaite à Deflandre en décembre dernier (29-8). Il a certes battu La Rochelle 39-23, en demie du Top 14 quelques mois plus tard, mais il était mené en début de seconde période, avant deux cartons rouges rochelais (Uini Atonio, Reda Wardi). Deux exclusions qui ont en partie biaisé l'analyse du rapport de force. Qui ont, peut-être aussi, témoigné d'une forme de nervosité.
La saison précédente, en finale, c'est un tardif exploit de Romain Ntamack qui avait fait la différence (29-26). Le résumé d'un constat frustrant pour les Maritimes, qui sortent d'un opus 2023-24 assez terne mais auxquels deux sacres en Champions Cup (2022, 2023) ont donné du crédit : ils sont ceux qui titillent le plus la référence hexagonale, sans la déboulonner.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/06/18/3729018-75870288-2560-1440.jpg)
Lafond : "Ntamack, c'est Zorro !"
Video credit: Eurosport
La Rochelle n'a plus gagné à Toulouse depuis 2017
En ce sens, la théorie du complexe s'entend, alors que le dernier succès de La Rochelle à Toulouse remonte à 2017. Les effectifs de ces deux grosses cylindrées sont, en outre, assez stables pour que leur passé commun pèse dans l'approche de cette joute. Il n'est pas question d'une statistique abstraite, inscrite dans un grimoire.
C'est un duel du présent, auquel l'appétence pour les piques qu'Ugo Mola partage avec son homologue irlandais donne du de sel. "Ça peut nous faire rire de temps en temps, admet Thomas Ramos. On n'en parle pas non plus des tonnes avec Ugo. Mais qui aime bien châtie bien." Une maxime qui suggère que, sur le pré, leur amour manque de réciprocité.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/09/06/4037347-81884588-2560-1440.jpg)
Dupont n°13 ? "Oui… pour les matches gigot-haricots"
Video credit: Eurosport
Plus de détails
Stade Toulousain
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/teamsports/club/logo/300/11992.png)
35
27
Stade Rochelais
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/teamsports/club/logo/300/22278.png)
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/12/02/image-5ea1824c-6c93-4e0b-ba6d-63f66434b2c1-68-310-310.jpeg)