Top 14 (26e journée) | Avant de recevoir Clermont, l'UBB est à 80 minutes d'un "échec terrible" et quatre matches de l'exploit

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Ils veulent retenter leur chance. Battus 59-3, puis 39-33 après prolongation lors des deux dernières finales du Top 14, les Bordelo-Béglais ont un chemin tortueux à emprunter pour, peut-être, retrouver le Stade toulousain à l'heure du dernier acte. L'UBB doit en effet cravacher, samedi face à Clermont à la maison (21h05), pour se qualifier en phase finale. Ne pas y parvenir serait un petit fiasco.

LBB en Champions Cup

Crédit: Imago

Un parfum de 2024. Il y a deux ans, l'UBB avait tenté un coup de poker en finale du Top 14. Celui d'aligner Matthieu Jalibert et Ben Tameifuna, pourtant au mieux convalescents. Pari perdu, voire insignifiant, Toulouse châtiant des Bordelo-Béglais sur les rotules (59-3). Deux ans plus tard, l'ouvreur et le pilier font encore l'actualité, rayon infirmerie. Jalibert (mollet) pourrait faire son retour en phase finale, à en croire les échos de différents médias, tandis que "Big Ben" (épaule gauche) est indisponible jusqu'à la fin de la saison d'après son club.
Il faudra faire sans eux samedi, lors de la 26e journée de Top 14, pour des Girondins (6es) qui peuvent s'assurer une place en barrage, en l'emportant avec le bonus à domicile face à Clermont (21h05). Tout autre résultat les exposerait à une potentielle élimination, le Stade rochelais étant à l'affût, un point derrière, avant sa réception du Stade français. "On ne peut pas être champion d'Europe et laisser passer une qualif', harangue Boris Palu, interrogé par l'AFP. Ce serait un échec terrible de ne pas au moins participer à la phase finale."
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Video credit: Eurosport

"Si on passe..."

Une incongruité, même. Lauréats de la Champions Cup pour la deuxième saison consécutive, Yannick Bru et son escouade sont aussi finalistes des deux dernières éditions du Top 14 : défaite 59-3, donc, puis 39-33 après prolongation, encore face au Stade toulousain. "On sait que les rendez-vous de Champions Cup cette année ont occupé une part de notre esprit. Et c'est vrai qu'inconsciemment, parfois, on n'a peut-être pas jeté toutes nos forces dans la bataille", déplore l'ancien talonneur, concernant les errements des siens en championnat.
"On devra réfléchir à cela. On voit bien qu'on est dans un Top 14 qui est incroyablement concurrentiel, sur des niveaux jamais atteints, poursuit Bru, dont l'équipe a perdu trois fois sur son terrain. Il y a peut-être deux ou trois équipes dans le ventre mou... En fait, il n'y a plus de ventre mou. (Il y a le bas de tableau, ndlr) et après, tout le monde bagarre pour la qualification." Tout le monde, sauf Toulouse – opposé samedi au Racing –, qui a le loisir de soigner sa montée en puissance, et n'est qu'à deux matches (qui comptent) du sacre, contre quatre pour l'UBB.
Outre Jalibert et Tameifuna, Cameron Woki et Nicolas Depoortere manqueront à l'appel contre les Jaunards, qui demeurent en course pour la qualification. C'est un parcours du combattant qui reste à accomplir, pour Maxime Lucu, Louis Bielle-Biarrey, Damian Penaud et compagnie. Mais ils seront peut-être les derniers debout, sur ce champ de bataille virtuel, au sol jonchés de formations qu'ils auraient pourfendues. Et Palu de conclure : "Si on passe... Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui aimeraient voir arriver l'UBB au complet, énervée."
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