Le Stade Toulousain sanctionné d'une amende pour non-respect du plafond salarial

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Le Stade Toulousain, quadruple champion de France en titre, a écopé d'une amende de 2,88 millions d'euros pour deux affaires s'étalant sur plusieurs années liées à des infractions au "salary cap", le plafond salarial en vigueur dans le Top 14, a annoncé vendredi la Ligue nationale de rugby.

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Video credit: Eurosport

Le verdict est tombé pour le Stade Toulousain. Le club tout juste sacré de nouveau champion de France, coupables d'infractions liées au "salary cap", a été sanctionné d'une amende de 2,88 millions d'euros par Ligue nationale de rugby.
Cette décision, qui ne pouvait pas inclure de sanctions sportives, ne constitue pas le record pour une amende dans ce type de dossier, le montant restant en dessous des 3 millions d'euros versés par Montpellier en 2020, et alors que le club pouvait craindre une amende allant jusqu'à 5 millions d'euros.
Le club dirigé par Didier Lacroix a été reconnu coupable d'avoir dépassé le plafond autorisé lors de trois des quatre dernières saisons (2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025) ainsi que des "manquements à l'obligation générale de transparence et de coopération" de 2021 à 2025, par la commission discipline de la Ligue, après une audience le 26 mai.
"Le Stade Toulousain dispose d'un délai de 7 jours, à compter de la notification de la décision motivée, pour faire appel devant la Commission d'appel de la FFR", indique la LNR, précisant qu'un appel ne serait "pas suspensif". "Le club prend acte de cette décision et des sanctions qui, pour être très inférieures à celles que la Ligue réclamait, ne lui paraissent pas moins très injustes pour ne pas dire incompréhensibles", a dit le club dans un bref communiqué transmis à l'AFP, ajoutant que "la question du recours sera décidée collégialement en début de semaine prochaine".
Les reproches de la Ligue portent notamment sur des contrats de droit à l'image sans contrepartie visible entre le troisième ligne de Toulouse et du XV de France Anthony Jelonch, avec un partenaire du club, la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia, ce qui est interdit par le règlement, selon des informations révélées en début d'année par le journal L'Equipe.

Toulouse accumule les sanctions

L'autre manquement concerne les modalités du versement des primes de champion de France à quatre joueurs, qui n'ont pu être exclues de l'assiette du salary cap car convenues entre le club et ces joueurs après la finale.
La commission de discipline spécialisée salary cap indique dans son communiqué avoir réintégré les sommes non prises en compte initialement dans le calcul de l'assiette salariale pour établir l'amende concernant les dépassements, représentant 1,830 million d'euros.
Un million supplémentaire est demandé pour les "manquements à l'obligation générale de transparence et de coopération", et 50.000 euros concernant la révocation d'un sursis.
Ces dernières années, Toulouse a écopé d'une amende avec sursis lors du départ de l'ailier des Springboks Cheslin Kolbe vers Toulon puis, en 2025 a versé une contribution de 1,3 million d'euros pour arrêter les poursuites autour du transfert de l'arrière international Melvyn Jaminet depuis Perpignan.
D'autres procédures de médiation ont pu avoir lieu entre le club et la Ligue sans qu'aucune des deux parties ne soit tenue de communiquer dessus. L'Equipe a notamment évoqué une contribution de 200.000 euros versés dans une affaire similaire à celle d'Anthony Jelonch mais avec le demi de mêlée star Antoine Dupont.
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