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WXV Global Series | France 29-26 Australie | François Ratier, sélectionneur des bleues : "Il faut qu'on se fasse violence un peu plus"
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Mis à jour 20/09/2026 à 14:06 GMT+2
La révolte a du bon. En infériorité numérique pendant 60 minutes, menées 19-0, les Bleues ont finalement gagné contre les Australiennes (29-26) en World Series, samedi à Aix-en-Provence. Mais François Ratier ne peut s'en satisfaire. Le sélectionneur des Bleues voit des standards plus élevés à atteindre en termes de préparation et de culture de ces matchs à haute intensité.
Teani Feleu auteure de l'essai victoire de la France contre l'Australie en World Series, le 19 septembre 2026 à Aix-en-Provence
Crédit: Getty Images
Un coeur énorme, mais trop d'erreurs techniques : réduit à 11 pendant dix minutes, le XV de France féminin a sauvé les meubles contre les Wallaroos australiennes samedi (29-26). Mais "l'ADN" de l'équipe doit encore évoluer, insiste le sélectionneur François Ratier, pour concurrencer les cadors anglaises, néo-zélandaises ou canadiennes.
Quatre cartons pour plaquages hauts, trois jaunes (Léa Champon, Léa Murie et Charlotte Escudero) et un rouge 20 minutes (Ambre Mwayembe). Et un carton rouge en prime, pour Cloé Correa, pour contact avec les yeux d'une adversaire dans un maul. Les Bleues ont craqué samedi à Aix-en-Provence, lors de la deuxième journée des Women XV Global Series.
"On avait été très disciplinées la semaine dernière (contre les Black Ferns néo-zélandaises, défaite 14-28 à Lyon), mais on est retombées dans nos travers", a reconnu la capitaine Pauline Bourdon-Sansus.
Excès d'engagement ? Lacunes techniques, pense plutôt le nouveau sélectionneur, arrivé à la tête des Bleues il y a un an, après la décevante quatrième place au Mondial 2025 en Angleterre.
"Elles ne prenaient pas le temps de se baisser, mais encore une fois, c'est un problème d'exécution technique sous la pression. (...) Ce n'est pas la volonté de ne pas se baisser, c'est juste que dans la façon dont tu es construite, c'est ça que tu fais depuis longtemps, et qu'il faut changer", analysait après le match François Ratier, évoquant les lacunes techniques de certaines joueuses.
"Dans ce secteur-là, dans notre technique, dans notre précision, l'ADN de notre équipe se transforme", a-t-il insisté, sans vouloir copier la concurrence : "Je ne veux pas devenir des Anglo-Saxons, vraiment pas, mais dans notre soif de travailler ces secteurs-là, il faut qu'on se fasse violence un peu plus. Ce n'est pas dans notre nature, mais il faut s'entraîner, et s'entraîner ce n'est pas drôle".
nous sommes sur le temps long
"Mais ce n'est pas en équipe de France que tu devrais t'entraîner le plus. Nous on devrait maintenir, améliorer, mais sûrement pas enseigner", a lâché François Ratier, mettant en cause le retard des Françaises au niveau des bases du jeu par rapport aux nations du podium mondial.
Frustration chez le sélectionneur des Bleues donc, mais côté joueuses aussi. "Ce n'est pas possible à ce niveau-là de prendre autant de cartons", a reconnu Gabrielle Vernier, la centre tricolore (62 sélections). "Il va falloir une grosse remise en question de tout le groupe. On s'est gâché le match toutes seules. On avait le potentiel de les écraser, on croit en nous, en notre projet. Mais tout ce qu'on avait préparé pour ce match, ce n'était pas envisageable de le faire à 11, à 12, à 13 ou à 14".
"Il faut être plus exigeantes à l'entraînement", a confirmé Pauline Bourdon-Sansus (78 sélections) : "Il y a encore quelques petits détails qu'on ne peut pas laisser passer, on doit monter notre curseur, et c'est notre rôle avec les leaders de ne plus laisser passer pour pouvoir regagner ces grosses nations".
"Je le maintiens, nous sommes sur le temps long d'un chemin qui sera compliqué dans les deux premières parties du cycle" (vers la Coupe du monde 2029 en Australie), a conclu samedi François Ratier, coach des Canadiennes lors de leur finale du Mondial 2014 en France. "Il faudra en passer par là pour renverser des choses. Pour remettre les choses simples à leur place".
"Mais moi, je ne suis pas inquiet sur la durée, même s'il y a encore du chemin", a-t-il rassuré, alors qu'un défi majuscule se présente aux Bleues avec, avant de partir pour trois matches en Nouvelle-Zélande face aux Blacks Ferns en octobre, la réception des Canadiennes samedi à La Rochelle.
Des Canadiennes qui, en allant décrocher le nul 26-26 à Exeter, viennent de priver les Red Roses anglaises, championnes du monde en titre, d'une 40e victoire d'affilée.
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