XV de France : Le duel Jalibert - Ntamack, "bénédiction" et "malédiction", selon Jonny Wilkinson

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L'ouvreur anglais champion du monde Jonny Wilkinson a loué la qualité des deux principaux N°10 du XV de France Matthieu Jalibert et Romain Ntamack mercredi. Mais dans le même temps, l'ancien joueur du RC Toulon prévient : cette concurrence peut être "une bénédiction" comme "une malédiction" pour les Bleus de Fabien Galthié.

Matthieu Jalibert et Romain Ntamack le 22 mars 2026.

Crédit: Getty Images

Si quelqu'un en connait un rayon en matière de demis d'ouverture, c'est bien Jonny Wilkinson. Le légendaire numéro 10 anglais, héros du titre de champion du monde du XV de la Rose en 2003, a évoqué ce mercredi dans un entretien accordé à plusieurs médias français dont l'AFP, la présence en équipe de France de deux ouvreurs d'envergure mondiale, Matthieu Jalibert et Romain Ntamack. Un duo et un duel qui ne présente pas que des avantages.
"En anglais, on dit que c'est un 'blessing' (bénédiction, NDLR) et un 'curse' (malédiction)", a-t-il estimé. Interrogé sur le choix à l'ouverture en France, il a d'abord estimé que "c'est le boulot d'entraîneur, savoir ce qu'il veut de l'équipe. Quand tu es dans une équipe, normalement, il faut construire l'équipe autour du 10 (l'ouvreur, NDLR) et du 9 (demi de mêlée). La France a un 9 incroyable, ça veut dire que l'équipe se tourne autour de lui."
Dans une compétition comme ça, jouer libéré c'est difficile
Une situation qui ne convient pas à toutes les formations. Wilkinson lui-même avait besoin d'être la pièce maitresse du collectif. "Ça n'avait pas bien marché pour moi avec l'équipe de l'Angleterre quand le plan de jeu n'était pas construit autour de moi (...). Si Dupont avait un script dans la poche, et qu'il essayait de suivre le script, tu sais que ce n'est pas lui", a-t-il illustré en marge d'un évènement, baptisé Terrain favorable, co-organisé par la Ligue nationale de rugby et la Société générale.
"Dans une compétition comme ça" entre deux joueurs comme Matthieu Jalibert et Romain Ntamack, "jouer libéré, c'est difficile. Si le joueur est toujours en train de regarder derrière lui, ça ne marche pas. Il faut une bonne compétition, mais aussi un peu de confiance dans le joueur", a estimé Wilkinson, rappelant que le sélectionneur anglais Clyde Woodward lui avait assuré : "pour les prochains 2-3 ans, c'est toi" qui allait jouer.
"Mais ça, c'est difficile, parce qu'on ne peut pas oublier Ntamack et on ne peut pas oublier Jalibert (...) Ntamack doit être conscient de sa valeur et qu'il est respecté par tout le monde même s'il ne joue pas en ce moment. Quelle que soit la situation, il faut que tous les deux se disent qu'ils sont en train de progresser", a conclu, sans trancher, Wilkinson.
(Avec AFP)

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