Alexis Pinturault a pensé arrêter sa carrière : "Ça m'a traversé l'esprit..."
Par Glenn Ceillier
Publié 17/01/2024 à 13:27 GMT+1
Gravement blessé à Wengen vendredi, Alexis Pinturault est revenu ce mercredi sur cet accident. Et le champion de 32 ans, touché au genou gauche, l'avoue : il a pensé à arrêter après ce "choc". Mais depuis, le Savoyard a relevé la tête, même s'il s'interroge sur sa capacité à revenir au top. En attendant, il tacle lui aussi le calendrier surchargé par la reprise des épreuves annulées.
La grosse frayeur : la chute de Pinturault en vidéo
Video credit: Eurosport
Il ne s'en cache pas, l'idée de dire stop lui a trotté dans la tête. Et on ne parle pas de sa saison qui est d'ores et déjà terminée, mais de sa carrière. "Ça m'a traversé l'esprit... ", a reconnu Alexis Pinturault lors d'une conférence de presse ce mercredi. Le skieur de 32 ans s'est interrogé après s'être lourdement blessé au genou gauche dans une chute lors du super-G de Wengen vendredi. Victime d'une rupture des ligaments croisés antérieurs (LCA), le champion du monde du combiné l'hiver dernier devrait se faire opérer "mardi prochain".
Forcément, cette première grosse blessure pour Alexis Pinturault, qui avait été jusque-là assez épargné par les coups durs depuis ses débuts en Coupe du monde en 2009, laisse quelques questions en suspens. "Ce n'est pas une opération si simple que ça, ça peut amener des complications et même encore aujourd'hui, je ne sais pas si j'arriverais à revenir à mon meilleur niveau dans le futur. Je reviendrai sur les skis c'est sûr, mais il y a cette interrogation de savoir si j'arriverais à être de nouveau compétitif", a encore expliqué le Savoyard.
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Dalcin : "On ne va pas dire que c'est la faute du calendrier mais il est trop chargé"
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Quelques jours après cet accident qui l'a logiquement marqué ("Ça a été un choc, c'est un accident comme on n'a pas envie de vivre en tant qu'athlète"), Alexis Pinturault a cependant déjà repris du poil de la bête. "L'envie de revenir est là, je ne pense plus à arrêter", annonce-t-il. Une bonne nouvelle pour un champion qui présente un palmarès d'exception avec 34 succès en Coupe du monde et alors qu'il avait engagé cette saison un virage vers la vitesse pour sa fin de carrière, renonçant au slalom pour découvrir la descente.
S'il a retrouvé sa motivation et veut aborder sereinement sa convalescence ("La seule manière de gérer tout ça, c'est d'accepter les épreuves qui m'attendent ces prochains mois lors de ma convalescence") Pinturault, devenu père d'une petite Olympe début janvier, reste toutefois remonté contre l'organisation.
Comme d'autres avant lui ces derniers jours, il critique ainsi le calendrier de Coupe du monde surchargé par les reprises des épreuves annulées en début de saison. "Nous les skieurs, on n'est pas contre faire des courses, mais pas si ça crée une surcharge. Je ne sais pas si ma blessure est liée à ça, peut-être que je fais une faute, mais finir par la descente longue de Wengen, pour moi c'est qu'on a clairement envie de balancer les athlètes à l'hôpital", conclut le skieur de Courchevel.
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