JEAN-BAPTISTE GRANGE, comment vous sentez-vous ?
J-B.G. : "C'est une grosse déception, j'ai fait ce qu'il fallait quand je n'étais pas bien au mois de février. Je me suis battu pour revenir, je me suis accroché et c'est vraiment dur de laisser le globe à Moelgg à quatre portes de l'arrivée alors que, si j'étais arrivé en bas, je suis sûr que je l'aurais gagné. C'est très, très, très dur... Mais ça va passer, il me reste ma belle saison, l'avenir s'ouvre devant moi, j'ai fait des podiums dans deux disciplines (slalom, super-combiné) et je suis au pied du podium en géant (4e vendredi à Bormio). Maintenant, c'est sûr que la déception est énorme."
Que s'est-il passé sur votre faute avant l'arrivée ?
Bormio
Grange, le coup de bambou
15/03/2008 À 13:30
J-B.G. : "J'ai voulu continuer à emmener la vitesse jusqu'à l'arrivée, je me fais prendre un peu bas sur une ligne et je me fais prendre sur l'intérieur."
Que se passe-t-il alors dans votre tête ?
J-B.G. : "Ce moment me reste gravé. Je vois mes skis qui s'échappent et la porte à quatre mètres de moi... C'est dur, parce qu'autant parfois on peut négliger un peu les choses autant là, je me suis battu jusqu'au bout. Je ne peux pas encore tourner la page tout de suite, c'est trop dur."
Est-ce que c'est aujourd'hui (samedi) que vous perdez ce globe ?
J-B.G. : "Non, ce n'est pas aujourd'hui. J'ai fait des erreurs en février parce que je manquais un peu d'expérience pour gérer ça (ses succès de janvier, ndlr). Malgré tout, je me suis accroché et je suis revenu avec une 4e place à Kranjska Gora. A un moment, j'étais lessivé mais je me suis fait violence pour aller chercher le globe et le perdre à quatre portes de l'arrivée alors que j'ai fait tout ce qu'il fallait, c'est vraiment dur. Si j'arrivais en bas, je l'avais... C'est juste un manque de chance."
Que vous reste-t-il de cette saison ?
J-B.G. : "J'ai vraiment passé un cap mentalement, j'ai montré que j'étais capable de ne pas craquer dans des situations difficiles et que j'étais capable d'être polyvalent, c'est vraiment une bonne chose. J'ai appris à gérer le très haut niveau, les victoires, la renommée... Je continue à avancer même si là, c'est dur... Je termine deuxième de la Coupe du monde de slalom, ce n'est pas non plus catastrophique, je sais maintenant que je peux y arriver."
Manfred Moelgg est un beau vainqueur...
J-B.G. : "Moelgg mérite de gagner, ce n'était pas facile pour lui non plus. Cela aura été un beau combat. Ce n'est jamais facile de jouer le globe, tu n'as pas le droit à l'erreur et mentalement il faut être là à chaque course. Je me suis accroché jusqu'au bout mentalement et j'en suis fier, parce que ça fait un petit moment que je suis "cuit". Et ça c'est positif, je construis l'avenir. Je n'ai aucun regret à avoir, ce sera donc plus facile de passer à autre chose."
Qu'avez-vous envie de faire maintenant ?
J-B.G. : "Je ne sais pas, d'aller pleurer... (il soupire). Non, ça va aller."
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