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Bormio - Matthieu Bailet se remet de sa lourde chute : "Mes premiers souvenirs, c'est à l'hôpital"
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Publié 30/12/2022 à 20:29 GMT+1
BORMIO – Victime d'une lourde chute lundi à l’occasion de l'entraînement de descente à Bormio, Matthieu Bailet souffre d'une commotion cérébrale et attend les résultats pour son genou et sa cheville gauches. Si sa fin de saison n’est pas encore actée, le Français sait qu’il s’en sort bien et que cela aurait pu être pire.
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Auteur d’un début de saison en demi-teinte (5e du Super-G de Lake Louise mais 46e de la descente de Val Gardena), Matthieu Bailet ne s’imaginait pas que le premier entraînement à Bormio se finirait ainsi. Si tôt et si mal. Lui qui avait toujours adoré la Stelvio (4 top 10), malgré une chute, déjà, en 2017, ne sera resté qu’une vingtaine de secondes sur ses skis cette fois. Il aura suffi d’un saut, d’une mauvaise réception et le drame est arrivé.
"J'ai revu les images de ma chute le lundi soir à l'hôpital, raconte le Niçois dans L’Equipe. Elle n'était pas très impressionnante, mais je suis rentré très vite dans les filets, en passant peut-être de 110 km/h à 0 en deux mètres". Une grosse chute dont le Français ne se rappelle pas du tout. "J'ai zéro flash de ma chute, je ne me souviens de rien, avoue-t-il. J'ai eu une perte de connaissance, mais je ne sais pas de combien de temps. Mes premiers souvenirs, c'est à l'hôpital". Évacué de Bormio en hélicoptère vers l’hôpital de Sondalo, le Tricolore souffre d’une commotion cérébrale mais le bilan pourrait encore s’alourdir.
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"Physiquement, ça aurait pu être pire, admet Matthieu Bailet. On attend encore le retour pour certaines choses, je dois faire des examens au genou et à la cheville gauche. Le plus urgent a été fait en Italie, il n'y a pas de fracture aux vertèbres. J'ai pris un gros choc à la tête, mais sur le deuxième scan effectué, tout était bien résorbé". Si le bilan n’est pas encore définitif, le Français sait toutefois qu’il s’en sort bien.
"Je m'en sors très bien, avoue le Tricolore. Mais on sait que les chutes font partie du jeu, les risques sont présents à chaque manche d'entraînement ou de course. Nous, Français, on le sait peut-être plus que n'importe qui (référence à la mort de David Poisson à l'entraînement à Lake Louise en novembre 2017). Il y a une épée de Damoclès au-dessus de nous, mais on l'accepte". Même si parfois, comme cela a été le cas à Bormio, la préparation de la piste rend la tâche des skieurs encore plus périlleuse.
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"Bormio a la spécificité d'être une piste très verglacée, c'est ainsi, ce n'est pas facile, on ne débarque jamais sereinement, explique Matthieu Bailet. Mais il faudrait que certains mouvements ou sections soient plus propres, même si c'est dur à retravailler quand c'est glacé. On devrait pouvoir arrondir des courbes, décaler telle ou telle réception de saut".
Cela aurait pu éviter les nombreuses chutes et blessures qu’il y a eu sur la Stelvio cette semaine (Victor Schuller, Adrien Fresquet, Urs Kryenbühl notamment). Est-ce que cela privera Matthieu Bailet de la fin de saison ? "C'est trop tôt, tempère le Français. Un mois d'arrêt, deux mois ? Je ne sais pas, on a besoin de précisions médicales". Vu la chute, on sera content de le revoir sur les skis. Peu importe quand.
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