Getty Images

Pinturault : "Il y avait un énorme coup à faire"

Pinturault : "Il y avait un énorme coup à faire"

Le 08/02/2020 à 16:25Mis à jour Le 08/02/2020 à 16:34

COUPE DU MONDE - Le slalom de Chamonix restera peut-être comme l'un des tournants décisifs de l'hiver. Mais un tournant que n'a pas su prendre Alexis Pinturault ce samedi. Henrik Kristoffersen out dès la première manche, le Français pouvait frapper un énorme coup et reprendre la tête du général. Mais au lieu d'en profiter, il a lui aussi fini par abandonner, en seconde manche. Forcément rageant.

C’était une opportunité en or. Et Alexis Pinturault l’a manquée. À la suite du premier abandon de l’hiver d’Henrik Kristoffersen, lors de la première manche du slalom de Chamonix, le Français tenait une occasion inespérée de ravir la tête du général au Norvégien, qui ne possédait que 55 points d’avance ce samedi matin. Mais le skieur de Courchevel est lui aussi parti à la faute, en milieu de second tracé. Un statut quo terriblement frustrant pour lui.

Vidéo - Pinturault a laissé passer une occasion en or de passer devant Kristoffersen : son abandon

01:20

"Je me fais prendre sur l'arrière, du coup mes pieds ne passent pas dans la double et j'enfourche, a décrit Pinturault dans des propos rapportés par L’Equipe. C'est assez dommage. Je faisais du bon ski entre la première ou même la deuxième manche. J'avais à coeur de jouer, je pense que c'était le ton que j'avais essayé de donner. Malheureusement, ça n'a pas payé."

"J'avais à coeur d'essayer de jouer"

L'hiver passe et le Français continue de faire les montagnes russes. Après un sursaut la semaine dernière - avec une 2e place à Schladming qui suivait deux abandons en slalom, puis une victoire en géant à Garmisch-Partenkirchen -, Pinturault est retombé dans ses travers entre les piquets. Comme à Wengen et Kitzbühel, il a cédé en seconde manche après un premier run de bonne facture. "J'ai pas mal de déchet dans cette discipline, donc pas mal de regrets. Je suis capable de skier vite mais capable d'être aussi assez souvent dehors."

Vidéo - Contrairement à Kristoffersen, Pinturault n'a pas failli : sa première manche

01:17

Vu l’énorme régularité de Kristoffersen depuis un mois (cinq podiums en sept épreuves, 7e place comme moins résultat), l’abandon du Norvégien était une vraie offrande. Rare, donc précieuse. "Il y avait un énorme coup à faire, regrette Pinturault. C'est pourquoi j'avais à coeur d'essayer de jouer, d'être à la bagarre avec Clément qui gagne aujourd'hui et les jeunes qui se sont hissés sur le podium (Pertl et Haugan ont 23 ans)."

Sur sa manière d’entreprendre cette manche finale, en revanche, le skieur de Courchevel ne regrette rien. Il lui “fallait être à attaque” pour terminer sur le podium, condition sine qua non pour passer devant Kristoffersen, une troisième place octroyant 60 points contre seulement 50 pour une quatrième. Et c’est ce qu’il a fait sur le haut du tracé, gardant une avance de six dixièmes au 1er inter sur Timon Haugan, finalement deuxième à 21 centièmes à peine de Noël. "Si j'avais fini cinquième ou sixième (et même quatrième, ndlr), je serais toujours deuxième au général ce soir. L'essentiel, c'est d'essayer d'être au contact des meilleurs, de gagner des courses, d'être aux avant-postes. Malheureusement, ça n'a pas payé."

Kilde, le grand gagnant

Pas le temps de se morfondre : dès dimanche, le duel face à Kristoffersen reprendra. Mais il faut en fait parler de match à trois, puisque le zéro pointé des deux techniciens a pleinement profité à Kilde, toujours pointé à 57 points de son compatriote et à deux du Français. Sans en avoir pris le départ, le Norvégien est finalement le grand bénéficiaire de la journée. Et dimanche, il ne sera pas en terrain défavorable lors du géant parallèle. Sur ce format, le Scandinave avait dominé les qualifications à Alta Badia le 23 décembre. Mais il avait finalement dû se contenter de la 13e place, derrière Kristoffersen (7e) mais devant Pinturault (26e), qui avait quitté l'épreuve italienne avec une blessure aux adducteurs. Là aussi, le Français aura une revanche à prendre.