ILS ONT REUSSI LEURS MONDIAUX :

Jean-Baptiste Grange a mis tout le monde d'accord. Sur la piste Gudiberg, le Français avait un statut à défendre : celui de meilleur slalomeur de la planète. En difficulté à Val d'Isère en 2009, absent sur blessure aux JO de Vancouver, le skieur de Valloire est allé chercher son "Graal". Quarante-et-un an après son voisin de la Toussuire, Jean-Noël Augert, Grange est devenu champion du monde de slalom. En Allemagne, "Jibé" a réalisé un formidable triptyque Kitzbühel-Schladming-Garmisch-Partenkirchen et a engrangé de la confiance pour la fin de la saison. Alors qu'il ne reste que trois slaloms (Bansko, Kranjska Gora et Lenzerheide), le globe de la spécialité (il compte 96 points de retard sur Ivica Kostelic) est son prochain objectif.

Mondiaux
Grange sur le toit du monde
19/02/2011 À 15:15

Sûr de ses qualités, Cyprien Richard réalise, à 32 ans, la plus belle saison de sa carrière. Victorieux à Adelboden en janvier, "Priou" a obtenu la médaille d'argent en géant en Allemagne. A huit petits centièmes de l'Américain Ted Ligety. Un écart qui lui a laissé quelques regrets. "A présent, je vais essayer d'aller titiller Ted de plus en plus souvent d'ici la fin de la saison". Avant cela, Richard avait été irréprochable lors de l'épreuve par équipes. Au même titre que Thomas Fanara (6e du géant), qui espérait évidemment mieux, ou de Gauthier de Tessières (9e), pour son attitude irréprochable au bord de la piste, qui n'ont pas à rougir de leur performance en Allemagne. Sur le podium en géant après l'or du "Team Event", Tessa Worley a été à la hauteur de l'évènement elle aussi. Passée par tous les sentiments lors du géant, la skieuse du Grand-Bornand a réalisé la remontée de la quinzaine (de la 19e place à la médaille de bronze). En plein brouillard lors de la première manche, la Française a éclaboussé la piste Kandahar de tout son talent lors de la seconde. Elle aura eu aussi le mérite d'obtenir, pour le camp tricolore, la première médaille individuelle. Celle qui a véritablement lancé les Bleus.

Crédit: AFP

Pour leurs premiers Mondiaux, Alexis Pinturault (19 ans) a montré de belles choses. Notamment sur le haut du Super-G, qu'il abandonné à mi-parcours après avoir manqué une porte. Rappelé après le forfait de Julien Lizeroux, le leader de la Coupe d'Europe a pris une satisfaisante 17e place en slalom. A 20 ans, Margot Bailet (25e du Super-G et 14e du Super-Combiné) représente elle aussi un bel avenir. 19e du géant puis 14e du slalom, Anne-Sophie Barthet a montré de beaux progrès.

ILS SONT A LEUR PLACE :

La vitesse tricolore n'arrive pas à jouer avec les meilleurs. C'est une certitude. L'arrivée du Suisse Patrice Morisod en 2009 devait permettre à certains skieurs tricolores de passer un cap. Ce n'est pas le cas. Comme à Vancouver, ceux-là n'ont pas été en mesure de monter sur la "boîte". Bon 10e du Super-G, Adrien Théaux, qui s'était illustré lors du second entraînement, n'est pas allé au bout de ses idées, la faute à une chute après 15 secondes d'effort lors de la descente. La 8e place de Johan Clarey permet au Français de signer un 3e top 10 cet hiver, après Lake Louise et Chamonix.

Crédit: Eurosport

Six fois parmi les "10" en Coupe du monde en 2010-2011, Nastasia Noens a pris, lors du slalom, une 9e place conforme à son niveau actuel. Sans une première manche très moyenne, la Niçoise aurait pu viser mieux. C'est un peu le même schéma pour Taïna Barioz. 10e du géant, la native de Papeete a signé son deuxième meilleur résultat de la saison. Un résultat à confirmer rapidement. Enfin, il est difficile de glisser Anémone Marmottan dans les déceptions "personnelles", même si sa 14e place en géant nous a laissés sur notre faim. La Française, qui occupe le 8e rang de la Coupe du monde, est capable de beaucoup mieux. Elle l'a d'ailleurs prouvé lors de l'épreuve par équipes, en finale.

ILS ONT DEÇU:

La médaille d'argent de Marie Marchand-Arvier à Val d'Isère en 2009 était finalement l'arbre qui cache la forêt. La vitesse femmes ne va pas bien. Ingrid Jacquemod (17e du Super-G, 18e de la descente) n'a jamais pu se libérer. Marion Rolland (20e de la descente) et "MMA" (20e du Super-G, 15e du Super-Combiné, 22e de la descente), non plus. On a attendu un sursaut. On l'attend toujours. Il est peut-être venu le temps de changer des choses dans ce groupe. Sandrine Aubert (25e du slalom) a décidé à l'intersaison de couper, pour de bon, le cordon avec le giron fédéral pour monter sa propre structure. En retrait depuis le début de l'hiver, la skieuse des Deux-Alpes n'y arrive toujours pas. Sorti dès la première manche, Steve Missillier, qui ne s'alignait qu'en slalom, espérait faire mieux qu'à Val d'Isère (6e). C'est raté pour lui aussi.

Crédit: Eurosport

Mondiaux
Richard, argent content
18/02/2011 À 08:07