Eurosport

JO Sotchi 2014 : Entrepreneur, "Shred", carving, publicité et palmarès : voici Ted Ligety

Entrepreneur, "Shred", carving, publicité et palmarès: voici Ted Ligety

Le 18/02/2014 à 21:56Mis à jour Le 20/02/2014 à 10:25

Nouveau champion olympique du géant, l’Américain Ted Ligety domine la spécialité depuis des années. Grand bénéficiaire de la nouvelle règlementation concernant la longueur des skis imposée par la Fédération Internationale en 2011, le kid de Park City est un redoutable chasseur de victoires mais aussi un vrai business-man, un globe-trotter, et un mec bien.

Eurosport Player: Regardez toute la saison en LIVE

Voir sur Eurosport

C'est un entrepreneur confirmé

Ligety Wengen JO Sotchi 2014

Ligety Wengen JO Sotchi 2014AFP

Il a une glisse unique

Il ne fait pas de vagues

Trevor Olch, toujours à ESPN.com, a décris les habitudes de "Shred" en dehors du ski : "Durant le printemps, il préfère revenir chez lui à Park City pour faire du vélo et de la motoneige plutôt que d’aller voir le Derby du Kentucky (célèbre course hippique courue à Louisville), porter un costume ou faire des vagues à la télévision, afin de se faire remarquer. Ce n’est pas qu’il ne veut pas être connu mais il veut pouvoir vivre sa vie." Sa philosophie de vie, Ligety la résume lui-même en une phrase : "J’aime pouvoir aller dans une épicerie en survêtement sans me sentir obligé de devoir impressionner quelqu’un. C’est agréable de passer sous le radar", disait-il à ESPN à quelques jours des Jeux de Sotchi. Poli, humble, l’Américain est apprécié et respecté dans le petit monde du cirque blanc. Un état d’esprit qu’il doit à l’éducation de ses parents, tous deux agents immobiliers, qui lui ont appris la valeur des choses et les bienfaits du travail.

Parti de rien, il est devenu "bankable" pour les publicitaires

Les succès aidant, Ligety est aujourd’hui suivi et financé par des dizaines de grosses marques américaines tels que Kellog’s, Putnamn Investissments, Coca-Cola, Go-Pro. Sa bouille passe-partout, ses yeux bleus et son côté aventurier ont laissé libre court aux publicitaires. S’il n’est pas aussi vendeur, qu’un Bode Miller, Ligety a réussi à devenir une valeur sûre pour certaines marques. Dernier exemple en date, l'initiative de JCPenney, une grande marque de vêtements, qui a produit le remix du célèbre titre de RnB "No Diggety" du groupe Blackstreet, et l'a transformé en "Go Ligety", pour afficher son soutient au sportif en vue des Jeux Olympiques. Si la démarche n'a pas convaincu sur Internet, elle a fait rire l'intéressé.

Ted Ligety capture d'écran Youtube JO Sotchi 2014

Ted Ligety capture d'écran Youtube JO Sotchi 2014Eurosport

A 29 ans, il possède un sacré palmarès

S’il n’a pas les six médailles olympiques, les 33 victoires et 77 podiums, et les deux gros globes de cristal de Bode Miller, Ted Ligety ne se débrouille pas trop mal. A 29 ans, il peut s’enorgueillir d’un palmarès plutôt complet où seul manque un gros globe de cristal : quatre titres de champions du monde dont deux en géant, 21 succès en Coupe du monde dont 20 en géant, quatre petits globes en géant. Le grand public l’a découvert en 2006 lors des Jeux Olympique de Turin. A la surprise générale, le gamin de 21 ans, habile en slalom à ses débuts, est venu surprendre les rois d’alors en technique lors du super-combiné : Ivica Kostelic et Rainer Schoenfelder. Une course d’un jour qui a indéniablement lancé sa carrière. Quelques jours après les Jeux, Ligety remportait sa première victoire sur le circuit lors du géant de Yongpyong en Corée du Sud. Quatre années auparavant, il avait gagné, à la bagarre dans son club, ses galons comme ouvreur lors du slalom olympique de Salt Lake City remporté par Jean-Pierre Vidal.


En février 2013, l’Américain a réalisé l’exploit de succéder à Jean-Claude Killy comme triple médaillé d’or lors des Mondiaux, à Schladming. Ces deux semaines de compétition restent les meilleures de la carrière de Ligety. En Autriche, il s’est adjugé le géant, le combiné et le Super-G, épreuve qu’il n’avait jamais remportée avant. Un triplé qui l’a fait entrer dans l’histoire de son sport à l'image de sa supersonique saison 2012/2013 où il a aussi égalé les six victoires en spécialité (géant) d'Ingemar Stenmark, une autre légende du cirque blanc. Sa saison 2013, Ligety la doit donc à une méthodologie de travail très intense mais aussi à un mental qui lui a toujours permis de rebondir. Pourtant rien ne le prédestinait à une telle carrière. Selon sa biographie, ses résultats sportifs dans la prestigieuse école de ski de Park City étaient "médiocres". Il ne gagnait rien. Ligety explique à ESPN : "Ne pas être le meilleur quand j'étais plus jeune m'a vraiment beaucoup aidé. Cela m’a donné une éthique de travail très importante. En ski de compétition, vous perdez plus de fois que vous ne gagnez. Donc vous devez avoir cette force mentale pour faire face aux défaites." Entre 2009 et décembre 2013 à Val d'Isère, sur le Face de Bellevarde, Ligety n’était plus sorti durant une manche de slalom géant, ça vous place un athlète. Mais il a dû attendre la fin du mois de janvier pour se relancer en gagnant le combiné à Wengen et le géant à Saint-Moritz après un creux qui lui a coûté sa place de leader au classement du géant. Désormais réconcilié avec les Jeux Olympiques grâce à son sacre lors du géant, l'Américain a franchi une nouvelle étape dans ses objectifs en carrière. La plus importante. "C'est l'épreuve que je voulais le plus gagner et sur laquelle je m'étais moi-même mis beaucoup de pression. Et de s'en sortir comme cela, c'est un sentiment incroyable."

Ted Ligety JO Sotchi 2014

Ted Ligety JO Sotchi 2014AFP

0
0