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Lenzerheide - Finales: De Tessières a l'impression d'avoir été "volé" en super-G
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Publié 14/03/2013 à 16:42 GMT+1
Auteur du meilleur temps jusqu'à l'annulation du super-G de Lenzerheide jeudi, Gauthier de Tessières dénonce "le pouvoir de l'Autriche, qui fait la pluie et le beau temps dans le monde du ski".
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Aux yeux de Gauthier de Tessières, l'annulation du super-G de Lenzerheide révèle une évidence amère. "Bien sûr, j'ai l'impression qu'on me vole ! Ce n'est pas juste", a dénoncé le skieur français, auteur du meilleur temps après le passage de dix concurrents dont le dernier, Klaus Kröll, a été victime d'une chute qui a précipité la fin de la course. "Je l'ai déjà vécu avec Johan (Clarey) l'année dernière. J'avais trouvé cela dégueulasse", a rappelé De Tessières. Le camp français avait connu en effet une situation aussi amère en décembre 2011 lors de la descente de Val Gardena, qui avait été annulée alors que Johan Clarey était en tête devant Adrien Théaux.
De Tessières en veut particulièrement au chef de l'équipe autrichienne, Hans Pum, qui a fait pression, selon lui, sur le directeur de course, Günter Hujara, en menaçant de retirer tous ses autres coureurs du départ si la course était relancée après la chute spectaculaire de Kröll. Déporté après un virage, le vainqueur de la Coupe du monde de descente 2011 s'est encastré dans les filets, dans une roulade en avant impressionnante. "J'étais sûr qu'il faisait tout pour annuler. Je le connais, c'est un petit malin. Il croit qu'il est le chef du ski, quelque part ce n'est pas faux, a fait valoir le Français. Tous ses coureurs ont été nuls. Il y en a un qui s'est mis les filets parce qu'il a skié comme une patate."
"J'ai servi de crash-test"
"C'est le pouvoir de l'Autriche, c'est eux qui font la pluie et le beau temps dans le monde du ski", a pointé De Tessières. Ce super-G était cependant bien mal engagé. Le départ avait été reporté de trois heures et demie en raison des mauvaises conditions de visibilité et du vent. Premier à s'élancer, Gauthier de Tessières, a frôlé lui-même l'accident, volant dans ce même virage clé et évitant de peu les filets après la ligne d'arrivée. "Moi j'ai servi de crash-test", a estimé le médaillé d'argent de Schladming. "J'étais le numéro 1, j'ai pris mes c... à deux mains parce que je ne savais pas où je mettais les pieds". Selon lui, les conditions de course n'étaient pas dangereuses, bien moins qu'à Kitzbühel, réputée pour être la piste la plus vertigineuse du circuit masculin.
"Cela va être dur à avaler. Moi, je voulais finir la saison sur une bonne note", a conclu Gauthier de Tessières. Des intentions rapidement traduites par la belle impression laissée par son passage et confirmées par l'incapacité des autres coureurs à s'approcher de son temps. "J'avais coché trois ou quatre courses de super-G cette saison et je savais que c'était une de celles où je pouvais m'exprimer", regrette le Français, dont le seul podium en Coupe du monde remonte au géant de Val d'Isère en décembre 2008.
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