Eurosport
Lienz - Des points et "un gros boost de confiance" pour les Bleues
Par
Publié 29/12/2023 à 16:34 GMT+1
Alors qu’elles sortaient d’un slalom globalement raté à domicile, à Courchevel, les Françaises ont parfaitement réagi à Lienz pour finir 2023 sur une bonne note, avec trois filles dans les points sur la dernière course de l’année. Une performance loin d’être anecdotique qui donne confiance pour la suite de la saison.
Sur une autre planète, Shiffrin surclasse la concurrence sur le slalom
Video credit: Eurosport
Il y a des moments d’histoire qui marquent, et d’autres qui passent inaperçus. Lorsque Marie Lamure, dernière Française en piste à Lienz, en Autriche, en a terminé avec sa seconde manche, toute l’attention s’est évidemment portée sur le rouge qui s’est allumé et la déception d’avoir perdu de nombreuses places au classement. Pourtant, c’était une petite page d’histoire qui s’écrivait sous nos yeux. En finissant ce slalom à la 9e place provisoire (la 25e finale), la skieuse de Courchevel actait surtout le 100% des Tricolores : 3 qualifiées, 3 dans les points, avec la 24e place Chiara Pogneaux et la 26e de Caitlin McFarlane. Une statistique qui serait anecdotique dans bien des nations, mais pas au sein de l’équipe de France de slalom dames.
3 Françaises dans les points, une première depuis 2016
Le début d’hiver avait ainsi été loin des attentes avec une seule skieuse dans les points lors de chacun des quatre premiers slaloms, et rarement la même (Pogneaux à Levi, Clarisse Brèche à Courchevel, Marion Chevrier à Killington). Il faut même remonter à Sestrières, en décembre 2022, pour trouver trace de deux Françaises dans les points en slalom (Brèche et Lamure 20e ex-aequo). Mais trois ? A l’époque, les trois skieuses s’appelaient Adeline Baud Mugnier (18e), Anne-Sophie Barthet (26e) et Laurie Mougel (28e). Aucune d’elles n'a arpenté le circuit depuis 2019 mais elles avaient brillé ensemble à Killington en novembre 2016. Sept ans plus tard, la nouvelle génération a enfin pris la suite. Et, forcément, ça soulage les esprits après les doutes du début de saison.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/03/11/3651286.jpg)
Marie Lamure (France) lors de la 1re manche du slalom d'Are, samedi 11 mars 2023.
Crédit: Eurosport
"C’est un résultat satisfaisant à la vue de mes résultats cet hiver, avoue pour SkiChrono Marie Lamure, qui marque ses premiers points de la saison après avoir eu du mal à digérer son nouveau statut de leader théorique du groupe de slalom. Il y a eu de bonnes sections, c'est un ski solide mais qui demande encore plus d'activité". Car tout n’a pas été parfait évidemment pour les Tricolores, avec trop de retenue, presque du "bétonnage" même en seconde manche, pour assurer des points. Et des fautes qui coûtent cher en termes de places. Mais le ski, lui, est là.
"Je suis contente d'avoir pris les 30 et de cette seconde manche où il y a vraiment du bon ski, explique Chiara Pogneaux, la seule Française à avoir réussi un top 15 en slalom cette saison (14e, à Levi). Après, je fais une belle faute au milieu du parcours donc j'en perds un peu, mais ça reste un résultat très correct et je suis contente de ça". Contente, Caitlian McFarlane l’était aussi, elle qui a marqué ses premiers points en Coupe du monde, pour sa première qualification et son 3e départ simplement. "Je ne m’y attendais pas après la première manche, raconte la Haute-Savoyarde pour le média rhônalpin. J'ai vraiment dû me battre sur la fin du tracé. Je n'ai pas eu beaucoup de temps entre les deux manches pour me poser et réfléchir et ce n'était pas une mauvaise chose en fin de compte. Je me suis fait vraiment plaisir sur la deuxième manche et je suis très contente de marquer mes premiers points". Que du positif pour la suite de la saison.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/12/29/3851840-78269733-2560-1440.jpg)
Fini avant d'avoir commencé : comment Aicher a enfourché dès la première porte
Video credit: Eurosport
"On est dans la bonne direction et c'est une bonne manière de finir l'année, avoue Lamure. C'est un gros boost de confiance". Mais pas question de s’enflammer. Le 10 mars 2002, lorsque Laure Pequegnot devenait la 7e Française lauréate du globe de slalom, McFarlane et Pogneaux n’étaient même pas encore nées. Il n’est sans doute pas encore l’heure pour cette (très) jeune génération (Pogneaux et McFarlane sont nées en 2002, Lamure en 2001) de jouer les premiers rôles dès les premiers mois de 2024. Il faudra d’abord confirmer et se montrer plus régulières avant, qui sait, d’espère devenir la la 16e Française à gagner un slalom de Coupe du monde, la première depuis Sandrine Aubert en janvier 2010. Le talent est là. Il faut juste prendre le temps de grandir.
Publicité
Publicité