Descente de Santa Caterina : un défi de taille pour Svindal

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Aksel Lund Svindal, vainqueur des trois premières descentes de la saison, se retrouve sur un terrain moins adapté à ses caractéristiques de vitesse et de glisse, mardi à Santa Caterina.

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Crédit: Eurosport

Aksel Lund Svindal réalise pour l'instant le Grand Chelem cette saison. Trois descentes et autant remportées. Le Norvégien écrase la concurrence mais se retrouve confronté à un défi de taille ce mardi à Santa Caterina, dans le Nord de l'Italie. La piste, dédiée à l'ex-championne Deborah Compagnoni, correspond moins à ses qualités. Lui qui sait faire filer les skis comme personne. Cette descente reste une épreuve de vitesse mais est davantage taillée pour des techniciens.
Blessé toute la saison dernière, Svindal n'avait pu découvrir la piste il y a un an. Santa Caterina avait pris la suite de sa voisine lombarde de Bormio, une référence de la Coupe du monde de descente pendant 20 ans. A défaut d'un carré d'as historique, le costaud d'Oslo pourrait au moins reprendre la main au classement général de la Coupe du monde. Svindal compte seulement 21 points de retard sur l'Autrichien Marcel Hirscher, qui est rétif à la vitesse.

Une piste "pas facile à dompter"

Lors du second entraînement lundi, Svindal a été à la peine, loin de l'Italien Christof Innerhofer et de l'Autrichien Hannes Reichelt. Ces deux-là, mais aussi le Français Adrien Théaux (3e), sont des techniciens, dont les pieds savent jouer avec les vaguelettes du relief. "Je me sens à l'aise sur cette piste, a indiqué Innerhofer, je retrouve de la fluidité".
Pour beaucoup d'autres, la 'Deborah Compagnoni', avec ses lançoirs et ses virages, est plutôt un cauchemar. "C'est une piste à l'ombre, avec beaucoup de mouvements de terrain, pas facile à dompter", explique le Français Guillermo Fayed, dauphin de Svindal au bas de la descente de Val Gardena, le 19 décembre. "On se fait chahuter tout le temps, c'est un vrai combat physique et mental qu'il faut accepter. On se croirait sur un ring de boxe", explique le skieur de Chamonix.
Adepte de la préparation estivale au bord de la mer Méditerranée, en Catalogne d'où est originaire son père, Fayed avait franchi un palier la saison dernière, passant de la 25e place mondiale à la 3e. En 2014, sur un tracé raccourci et privé de ses dificultés majeures, l'Américain Travis Ganong avait devancé le champion olympique autrichein Matthias Mayer et l'Italien Dominik Paris.
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