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5 slalomeurs pour 4 places : les JO vont faire un malheureux

5 slalomeurs pour 4 places : les JO vont faire un malheureux

Le 21/01/2018 à 18:33Mis à jour Le 23/01/2018 à 08:16

COUPE DU MONDE – Le slalom de Kitzbühel a consacré Henrik Kristoffersen. Il a aussi démontré que l'homogénéité du groupe français : les quatre qualifiés en seconde manche ont tous accroché le top 15. Un résultat d'ensemble qui va compliquer la tâche de ceux qui distribueront les strapontins olympiques.

Ce dimanche, si Henrik Kristoffersen a retrouvé les sommets à Kitzbühel, les skieurs de l'équipe de France n'ont pas été en reste. Excepté Alexis Pinturault disqualifié en première manche, les meilleures flèches tricolores ont toutes touché la cible. Plus ou moins dans le mille.

Déchaîné en seconde manche et finalement quatrième du slalom autrichien, Victor Muffat-Jeandet, récent vainqueur du combiné de Wengen, a montré à quel point la confiance jouait un rôle crucial dans le quotidien d'un skieur. "Je ne sais pas si on peut parler de déclic, a reconnu "Totor" chez nos confrères du Dauphiné, mais plus tu valides des choses en course, plus tu avances dans ton cheminement."

Du haut de ses 20 ans, Clément Noël a pris date avec sa prometteuse 8e place. On disait le champion de France très fort aux entraînements, mais l'Avalin, 20e à Val d'Isère et 23e à Wengen, attendait un premier résultat d'envergure. C'est chose faite. Et puis il y a les deux doyens, les guides de cette équipe de France. Respectivement 13e et 14e, Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux ont montré un visage connu depuis le début de l'hiver : celui de la régularité. Le premier, toujours gêné par son dos et coupable d'une faute majuscule en bas de la première manche, a enchaîné un 7e slalom dans le top 30 en autant de courses, le second un 6e. "C’est un super résultat d’équipe. Ça montre qu’on est sur la bonne voie, estime Grange. Le groupe a passé un cap. Tout le monde a apporté sa pierre à l'édifice pour réaliser ça."

Noël : "Ce n'est pas moi qui décide"

Si ce résultat d'ensemble doit effectivement contenter le DTN, Fabien Saguez, il n'arrange les affaires des coaches tricolores. S'ils sont cinq à pouvoir prétendre aux prochains Jeux Olympiques, ils ne seront pourtant que quatre à tenter leur chance à Pyeongchang le jeudi 22 février prochain. Et bien malin celui qui pourrait se prononcer aujourd'hui sur le nom du malheureux qui restera sur le carreau. L'épreuve de Schladming, disputée en nocturne mardi, sera forcément décisive.

Pour sa part, Clément Noël a balayé d'un revers de main l'idée que les Jeux étaient faits. "Ce n'est pas moi qui décide, a expliqué le Vosgien de 20 ans à l'AFP dans l'aire d'arrivée de Kitzbühel. Les Jeux, c'est la course à laquelle tous les sportifs rêvent de participer. Si je n'y vais pas cette année, il n'y a pas de déception." Celui qui vise aussi des médailles aux Mondiaux juniors de Davos (du 29 janvier au 8 février) préfère se concentrer sur les sorties qui arrivent et notamment ce slalom de Schladming : "Je vais faire mes courses, il en reste encore une. Je n'ai pas envie de penser à ça (aux JO), mais à la course d'après. De toute façon, les quatre devant ont montré avec leur régularité qu'ils méritent aussi d'y aller. Moi, j'essaie de montrer que je skie bien. Je n'avais pas encore réussi à le montrer sur deux manches. Là, je suis content."

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