Eurosport
Chenal: "Que du bonheur"
Par
Publié 20/02/2006 à 20:30 GMT+1
Il n'a manqué que sept petis centièmes à Joël Chenal pour battre Benni Raich lors du géant, et devenir champion olympique. Mais le Savoyard s'en moque bien. L'argent suffit largement à son bonheur et à celui d'un équipe de France qui répond décidément pré
Eurosport
Crédit: Eurosport
Que vous inspire cette médaille d'argent?
Une joie immense. Je ne pouvais pas rêver mieux que cette deuxième place. D'autant que c'était nerveusement difficile de s'élancer dans la seconde manche en sachant que j'avais une chance de médaille. Mais j'ai essayé de ne penser à rien d'autre qu'à ma course, en me focalisant sur mon ski.
C'est le plus grand jour de votre carrière?
C'est une très belle journée. Cela faisait longtemps que je n'étais plus remonté sur un podium, ce n'était pas évident pour moi d'être à fond ici vu mon début de saison, mais j'ai réussi et en plus je me suis fait plaisir, c'est vraiment une très belle journée pour moi. Mon père était là, mes amis ont préféré rester à La Rosière pour regarder cela sur un écran géant. Mais le fait que mon père soit là, c'était très important pour moi. Je suis très, très heureux qu'il ait pu me voir remporter cette médaille d'argent.
Y a-t-il une petite frustration d'avoir manqué l'or de si peu?
Non, non. Pas du tout. Je n'éprouve absolument aucune frustration, d'autant que si j'ai raté l'or de sept centièmes, le troisième n'est pas loin derrière moi. J'aurais aussi pu avoir seulement le bronze. Alors cette deuxième place suffit à mon bonheur. Je voulais le podium. Je suis heureux. Je suis très fier d'être entre les Autrichiens sur ce podium avec Hermann et Benjamin, qui explose tout en ce moment.
Etiez-vous surpris d'être si bien placé après la première manche?
Un peu, car j'avais l'impression d'en avoir gardé sous le pied. Cela me tenait à coeur depuis un bon moment de sortir une bonne première manche, car je fais souvent de bonnes deuxièmes manches et là, j'y suis allé pour gagner. Au niveau de la neige, la piste est très difficile à skier avec ce plat au milieu où on a l'impression qu'on peut se reposer mais où il faut beaucoup travailler pour garder de la vitesse.
Vous ne pouviez pas rendre plus bel hommage à Severino Bottero...
C'est certain. S'il y a bien une personne qui m'a beaucoup aidé, c'est Seve. Il est pour beaucoup dans cette deuxième place. C'est une journée pleine d'émotions, j'aurais voulu qu'il soit là, c'est dur. C'est pour lui.
L'équipe de France a subi de nombreuses critiques cette saison. Ces Jeux constituent une revanche pour vous?
En tout cas, c'est la meilleure des réponses. C'est vrai qu'on a beaucoup souffert en début de saison et que les critiques ont fusé. En ce qui me concerne, j'estime que c'était mérité, parce que je n'ai vraiment pas fait un bon début d'hiver. Mais je savais que je progresserai petit à petit, au fil des courses. Et à Turin, je suis bien présent, à la deuxième place, sur le podium. Ramener une médaille olympique, c'était le seul objectif de ma saison.
Les Jeux vous donnent des ailes?
Non. C'est Antoine qui nous a donnés des ailes. Maintenant ce n'est que du bonheur.
Publicité
Publicité