Carole Montillet a longuement hésité entre le sourire et les larmes, à l'issue d'un super-G où elle s'est classée 5e après avoir longtemps rêvé de médaille. Pour la dernière course olympique de sa carrière, elle a dû surmonter sa douleur, celle d'une septième côte cassée lors d'une chute à l'entraînement, il y a une semaine jour pour jour.
Deuxième provisoire à son passage sur la ligne d'arrivée, la Française fut reléguée à la troisième place après le passage de Janica Kostelic, puis à la cinquième place, après ceux de l'Autrichienne Alexandra Meissnitzer et de sa compatriote Michaela Dorfmeister, la nouvelle championne olympique.
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"J'ai essayé de jouer mais j'ai perdu. Je n'aurais donc pas de regrets sur ce super-G. Pour l'instant, je ne sais pas si je dois être déçue ou contente", a déclaré Montillet à l'agence Reuters. "Mais plus les minutes passent, plus je pense que je dois être contente. A la limite même, je préfère la cinquième place à la quatrième : c'est moins rageant... "
Aussi bien qu'une médaille
Carole Montillet sort donc finalement par la grande porte. " Dix jours avant les Jeux, j'avais vraiment retrouvé mon ski à tel point que je me sentais capable de toutes les battre comme si les Jeux à eux seuls me remettaient sur la voie. Mais, il y a une semaine, ma chute a tout remis en question", regrette-t-elle.
Après sa chute, Carole Montillet a passé plus de temps aux soins qu'à l'entraînement. "J'ai passé mon temps à me faire chouchouter par le staff médical, à recevoir des tonnes de messages de sympathie. J'étais touchée de voir un nombre incroyable de gens avoir de la peine pour moi", raconte-t-elle à l'agence Reuters. "Ces preuves d'amour ou d'amitié m'ont énormément touchée, m'ont permis de ne jamais me sentir seule. Aujourd'hui, elles me font autant plaisir qu'une médaille."
Quant à l'avenir, Montillet, 32 ans, a déjà annoncé depuis longtemps son intention de raccrocher ses skis à la fin de cette saison. "J'ai vraiment franchement envie d'aller au bout, d'aller jusqu'à la finale de la Coupe du monde accompagner la génération de filles comme Ertl ou Dorfmeister qui s'arrêtera", a-t-elle confiée à Reuters. "Sinon, je ne suis pas inquiète pour ma succession. En général, quand les dinosaures s'arrêtent, cela réveille les petites jeunes ", s'amuse Montillet dans une dernière pirouette.
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