Coupe du monde | Steven Amiez : "Battre Clément Noël chez lui en slalom à Val d'Isère, ça pourrait être sympa"

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Invité de Chalet Club dimanche, Steven Amiez est revenu sur son bon début de saison où il a décroché deux places dans le Top 10 en slalom de Coupe du monde, la dernière avec une 4e place sur la piste de Gurgl, signant son meilleur résultat jusqu’ici. Gonflé à bloc avant l’épreuve de Val d’Isère le week-end prochain, le Savoyard n’espère qu’une chose : dépasser la référence Clément Noël.

Clément Noël et Steven Amiez, entre Luc Alphand (2024)

Crédit: Getty Images

Steven, nous voulions revenir avec vous sur ce début de saison. Vous aviez parfaitement terminé la saison dernière, beaucoup de places dans le top 10, dont trois dans la deuxième partie de saison l'année dernière. Là, il y a déjà eu une sixième place à Levi, une quatrième à Gurgl. J'imagine que vous êtes très satisfait.
S.A. : Oui, c'est clair que c'est super de commencer la saison de cette manière. Ça met en confiance pour la suite et ça permet d'engranger des bons points et de vraiment savoir qu'on skie parmi les plus rapides du monde. Maintenant, ça va surtout me permettre de construire pour vraiment me libérer pleinement sur les prochaines courses. Parce que je sais que si j'arrive à faire vraiment mon meilleur ski, je peux aller jouer devant.
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Amiez s'est surpassé : son 2e run pour le top 4 en vidéo

Video credit: Eurosport

Cette semaine, nous revenez en France. Vous avez fait neuvième à Chamonix l'année dernière. Il n'y avait pas eu de Val d'Isère. Mais cette année, ce sera bien le cas, on imagine aussi que cette piste vous inspire…
S.A. : Oui, c'est clair. C'est une piste que j'adore et qui me convient parfaitement. Quand je m'entraîne dessus, je fais souvent de très bons entraînements. Je commence à bien connaître aussi les parties qu'il faut savoir respecter, les parties où il faut savoir vraiment se lâcher à 100 %. J'ai hâte vraiment de courir en France devant le public français. Ça me booste plus qu'autre chose. Ça crée une atmosphère que j'adore et ça me permet vraiment de me surpasser.
Steven, on a vu sur les images "Bastoun" (Sébastien Amiez, son père NDLR) qui vous suit sur certaines courses. Je crois qu'il sera sur la prochaine étape, à Val d'Isère, mais il sera du côté de Madonna aussi. Ça vous galvanise ou ça vous met la petite pression ?
S.A. : Non, c'est vrai que ça me galvanise beaucoup plus que ça me met de la pression. C'est d'abord un plaisir de faire partager ça à ma famille, à mes parents, à mes amis, à tous ceux qui sont autour de moi. C'est vrai que, pour moi, c'est l'essence même du sport de haut niveau de faire vivre des émotions aux gens qui nous suivent et qui nous apprécient. C'est vrai que c'est cool. Après, on parle beaucoup de ski à la maison, donc il me donne beaucoup de conseils. Il a vécu ça aussi avant et je l'écoute attentivement. On n'est pas tout le temps d'accord sur tout, mais justement, c'est intéressant. Ça permet de progresser et d'aller un petit peu plus loin aussi dans la recherche, d'aller le plus vite possible. Cela a été vraiment sympa de les avoir auprès de moi sur ces deux premières courses. Ils ont bien fait de faire le déplacement, donc j'espère qu'ils vont continuer à me suivre et que ça va marcher encore mieux.
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Amiez veut devenir "le meilleur skieur du monde"

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Il y a également votre maman, vous en avez parlé, qui vous suit, Béatrice Filliol. Et puis, vous avez un super fan club également qui sera à Val d'Isère…
S.A. : Oui, il y aura du monde, mon papa, ma maman, ma soeur qui a fait du ski. C'est vrai qu'il y a le fan club qui s'est créé l'année dernière. Ils ont pris 120 places, je crois, pour être en bas de la face. Donc, ça va être la première fois aussi que je vais vivre quelque chose comme ça. Et ça va être galvanisant, je pense, qu'ils ont tout ça de faire le déplacement. J'ai vraiment hâte de m'y aller à fond devant eux pour leur montrer de quoi je suis capable et leur faire plaisir. Je me sers vraiment de cette énergie positive pour essayer d'aller encore plus vite.
Parlez-nous un peu de cette concurrence que vous pouvez avoir avec Clément Noël. La semaine dernière, il nous disait qu'il était très heureux de ce que vous réalisez cette année et qu'il avait envie de rester le chef de file de cette équipe de France. Il a fait un début de saison parfait avec ses deux victoires.
S.A. : C'est clair, c'est vrai que c'est un sacré leader. Il a un sacré palmarès en slalom. Et puis, en ce moment, il est en super forme. Donc, c'est un super point de repère, que ce soit l'entraînement ou en course. Après, forcément, j'ai très, très envie de le battre. Je pense que j'ai autant envie de le battre que lui n'a pas envie de se faire battre par moi. Donc, c'est vrai que ça me booste. Mais à côté de ça, je pense qu'on s'aide aussi et on se tire vraiment la bourre pour progresser chaque jour. Et ça, c'est très important. Et je pense que, dans l'équipe, on l'a bien compris. Et que ce soit avec lui ou avec les autres, je pense que c'est ce qui va nous permettre d'aller chercher vraiment les sommets. Mais c'est vrai que je ne l'ai encore jamais battu en Coupe du monde. Alors, à Val d'Isère chez lui, ça pourrait être sympa.
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Noël heureux du top 4 d'Amiez : "Il y a une belle émulation, on s'entraide"

Video credit: Eurosport

Steven, vous avez deux tempéraments bien différents avec Clément. Lui est très, très calme au départ. Vous, on vous voit souvent, avant de pousser le portillon, dans un état second. Qu'est-ce que ça vous apporte ? Et surtout, est-ce que vous avez toujours fait ça dans votre carrière, à vous parler, à grogner un peu en mode Kristoffersen ?
S.A. : C'est clair que j'ai besoin de me conditionner un peu dans cet esprit-là. Je pense que c'est un peu l'opposé de comment je suis dans la vie de tous les jours. Je suis assez calme. Mais j'ai besoin de me libérer, de montrer vraiment mon vrai côté, peut-être, quand je suis au départ. Et c'est quelque chose qui va vraiment me mettre dans les meilleures conditions possibles. J'ai essayé, au début, en Coupe du monde, ça ne marchait pas forcément.
J'ai essayé plusieurs approches : un petit peu plus calme, avec un peu plus de respiration au départ pour aborder ça avec un peu plus de sérénité. Mais ce n'était pas forcément moi. Et l'année dernière, je pense que j'ai vraiment trouvé ma façon de faire. Et ça me permet vraiment de me donner à 100 % sur les skis, ce que peut-être je n'arrivais pas à faire avant, en me faisant skier un peu trop prudemment sans me lâcher à fond. Là, je sais que, une fois que je passe le portillon, avec toute l'énergie que j'ai créée avant, je vais donner à fond tout le long du tracé. J'aime bien l'état d'esprit de combattant, de guerrier, ça me va plutôt bien.
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Nouveau Top 10 pour Amiez : sa deuxième manche en vidéo

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