La chute de Steven Amiez à Val d'Isère : "Ne vous inquiétez pas pour lui, il sera très fort"
Eurosport sur GoogleMeilleur temps de la première manche, Steven Amiez n'a pas transformé l'occasion en or en chutant lors de la seconde manche du slalom de Val d'Isère ce dimanche. Toujours engagé, le fils de Sébastien en a peut-être mis un peu trop et il devra attendre encore un peu pour décrocher sa première victoire en Coupe du monde. Mais Henrik Kristoffersen a prévenu : ce skieur a de l'avenir.
Une porte enfourchée et la victoire s'envole pour Amiez
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Son père était là, son fan club aussi. Ils avaient fait le déplacement depuis Pralognan-la-Vanoise, à une bonne vingtaine de kilomètres de là à vol d'oiseau, beaucoup plus par la route. Qu'importe le trajet, pourvu qu'on ait l'ivresse… Ils rêvaient à un premier podium avant la première manche, à beaucoup mieux après. C'est avec une immense déception qu'ils ont achevé leur journée en bas de la face de Bellevarde. La même que celle qui doit bouillir chez Steven Amiez après sa sortie de piste sur la seconde manche d'un slalom de Val d'Isère qu'il dominait.
Dossard 10 sur le dos, Amiez avait une lourde tâche ce dimanche après le forfait de Clément Noël, annoncé une heure et demie avant le début des hostilités. C'est sur ses épaules encore jeunes et son talent déjà grand que reposaient les espoirs français. Il avait répondu de la plus belle des manières aux attentes, meilleur temps de la première manche après avoir collé trois dixièmes à l'homme du début de saison en technique, Henrik Kristoffersen. "Il a bien géré le fait d'être en France, de se retrouver avec beaucoup d'attentes sur lui. Ce n'est pas une surprise", avait noté Noël, l'absent du jour, à notre micro.
C'est le ski, il y a des moments marrants, d'autres un peu moins
Et puis tout s'est écroulé au bout de huit portes en seconde manche. L'espoir de le voir triompher de la face de Bellevarde ou, au pire, de se féliciter de son premier podium en Coupe du monde après une 6e et une 4e place pour lancer une saison qui doit être celle de son explosion. Fidèle à lui-même, Amiez était parti fort mais il fallait être un peu plus tactique sur une piste de Val d'Isère ravagée par 29 passages avant lui. Henrik Kristoffersen, 236 départs en Coupe du monde au compteur, l'avait compris. Comment en vouloir au fougueux Amiez ?
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Amiez : "Mon ski a sauté dans la banane, l'important sera de rebondir..."
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Toujours plus enclin à se montrer agréable quand il a gagné, le Norvégien attendait son rival déçu dans l'aire d'arrivée alors même qu'on l'enjoignait à célébrer sa victoire. "Kristo" voulait sans doute glisser au Français de 26 ans que ce n'était que partie remise et que son heure viendrait, pour sûr. "Je voudrais dire que je suis désolé pour Steven, a-t-il justement confié après sa 24e victoire en slalom. Il skie tellement fort, ne vous inquiétez pas, il sera très fort dans le futur."
"C'est le ski, il y a des moments marrants, d'autres un peu moins, a réagi le déçu du jour à notre micro. On apprend tout le temps et il faut savoir se servir de ça pour être encore meilleur. Ça m'est déjà arrivé, ce n'est pas la première fois. Ça ne sera pas la dernière. Je rêve depuis tout petit d'être dans cette position-là. J'espère le faire encore un paquet de fois dans ma vie."
Dans les 3 ou 4 meilleurs slalomeurs du moment
On n'avait pas attendu Kristoffersen pour savoir que Steven Amiez, fils de Sébastien, vice-champion olympique et du monde du slalom et vainqueur du petit globe, avait du talent à revendre. Ses six "Top 11" entre janvier et mars de cette année avaient montré qu'une fois en place, son ski allait faire mal. Il l'avait confirmé en lançant sa saison par une 6e et une 4e place, à Levi puis Gurgl. On ne l'attendait pas à pareille fête, patron d'une première manche difficile, ce dimanche mais le nom d'Amiez figurait bien dans la demi-douzaine de prétendants a minima au podium ce dimanche.
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Une fin de run canon : le passage parfait d'Amiez en 1re manche
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"Pour moi il n'a pas craqué, juge Johan Clarey, consultant pour Eurosport. Il est parti avec des intentions parfaites, il fait une petite faute d'intérieur. Je n'appelle pas ça craquer. Vous craquez en seconde manche quand vous partez avec le frein à main. Aujourd'hui c'est un zéro pointé mais ça va lui servir en termes d'expérience et de vécu. Il va apprendre énormément.". Un certain nombre de grands champions ont connu une grosse désillusion avant leur premier succès, comme un rite initiatique qui nourrit le feu intérieur.
"Intrinsèquement, il est dans les trois ou quatre meilleurs slalomeurs du moment", pose Clarey. Sa 5e place au classement de la Coupe du monde de la discipline l'atteste, à un détail près. Tôt ou tard, cette saison ou plus tard, Steven Amiez montera sur un podium. Alta Badia, Madonna, Adelboden, Wen, Kitzbühel ou Schladming seront des déplacements un peu plus longs pour son fan club mais ses supporteurs ne voudront pas rater son ascension. Qu'importe le trajet…
"Intrinsèquement, il est dans les trois ou quatre meilleurs slalomeurs du moment", pose Clarey. Sa 5e place au classement de la Coupe du monde de la discipline l'atteste, à un détail près. Tôt ou tard, cette saison ou plus tard, Steven Amiez montera sur un podium. Alta Badia, Madonna, Adelboden, Wen, Kitzbühel ou Schladming seront des déplacements un peu plus longs pour son fan club mais ses supporteurs ne voudront pas rater son ascension. Qu'importe le trajet…
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Noël : "La chute a été violente, mais je ne m'en sors pas mal"
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