Miller : "C'est frustrant"

Eurosport sur Google

Double tenant du titre, Bode Miller n'a pris "que" la 2e place de la descente de Wengen, samedi. Pour l'Américain, sa situation actuelle est "frustrante". Quant au vainqueur du jour, Didier Defago, le Suisse a sû se montrer patient depuis sa dernière vict

Eurosport

Crédit: Eurosport

Didier Défago (SUI, 1er): "Bien sûr, ma victoire en super-G de Val Gardena, la première jusqu'à aujourd'hui, commençait à dater (décembre 2002, ndr). Mais durant ces dernières années, j'étais quand même dans le coup avec des podiums, surtout en fin de saison. C'est vrai que Didier Cuche a fait deux grosses dernières saisons et c'est en se basant sur lui que j'ai gardé le cap. Les jeunes m'ont donné aussi envie d'aller plus loin. Alors je ne parlerais pas de découragement, j'y ai toujours cru et je voulais regoûter au goût de la victoire. Que pour mon premier podium en descente, je gagne et que ça se passe ici, c'est fantastique.
J'ai eu un bon feeling sur la piste, même si sur le haut et après le Brüggli (le pont) il y avait des parties de glisse que je craignais. D'avoir vu mon papa (Victor) comme ça (ému), mon frère qui a eu le même parcours que moi jusqu'à ce que la santé s'en mêle, ça donne des frissons. Non, je n'ai pas attendu le passage des favoris pour croire en la victoire. Déjà à Adelboden, j'ai senti qu'on attendait plus les autres (Suisses). Disons que j'apprécie cette situation, on a moins de sollicitations. On a une équipe assez forte et c'est un peu logique qu'on parle d'eux. Je suis régulier en descente cette saison, le seul +top 10+ que je rate, c'est à Val Gardena."
Bode Miller (USA, 2e): "Je skie très bien ces dernières semaines mais je n'arrive pas à obtenir les résultats conformes à mes possibilités à l'entraînement et c'est frustrant. Ce qui est difficile c'est que je n'arrive pas à me défaire de la blessure (une entorse) à la cheville gauche contractée à Beaver. Ca me fait mal dans la chaussure, surtout dans les virages à gauche et je n'arrive pas encore à tenir la pression judsqu'au bout. Et il y a beaucoup de courbes à gauche à Wengen. Le slalom ne me laisse pas le temps de guérir. J'ai changé de chaussures et c'est ce qui a causé ma disqualification à Zagreb (en slalom). C'est très difficile de souffrir mentalement et physiquement."
Marco Sullivan (USA, 3e): "C'est fantastique de commencer la ligne droite des trois grandes classiques (à suivre Kitzbühel et Garmisch-Partenkirchen) par un podium. Ma victoire à Chamonix la saison dernière, c'était évidemment une grande joie, mais être troisième à Wengen, on se rapproche de cette intensité. Mon père et ma soeur étaient à Wengen, pour mon père c'était son premier voyage en Europe. Et une grosse motivation pour moi. Ils vont venir à Kitzbühel. L'an dernier, j'étais sixième dans la station autrichienne et j'espère être cette fois sur le podium."
Adrien Théaux (FRA, 11e): "Je suis très content, 11e sur une piste mythique, j'aurais largement signé pour une telle place ce matin car ce n'est pas une course qui me convient tellement, surtout la partie supérieure. Alors, je suis satisfait d'avoir limité la casse sur le haut. C'est quand même le deuxième résultat de ma carrière en descente (8e à Lake Louise fin 2007). En bas, on voudrait faire des choses, mais les jambes font tellement mal qu'on subit."
David Poisson (FRA, 16e): "Je commets une grosse faute dans le bas qui m'a privé d'un "top 10". Ce n'est pas une manche pleine même si on est dans le coup. On aimerait être plus devant. On manque un peu de réussite et par là de confiance. A Kitzbühel et à Garmisch, ça me convient plus. J'espère en un très gros résultat d'ici la fin du mois."
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité