Félix Lebrun joue pour une médaille de bonze aux JO de Paris 2024

Eurosport sur Google

Félix Lebrun, 17 ans, au-delà de la 100e place mondiale il y a encore 24 mois, peut, ce dimanche, offrir sa première médaille individuelle au tennis de table français depuis 32 ans. Un destin incroyable qui l’a propulsé comme l’un des chouchous du public français avec son frère, Alexis. Aujourd’hui, on se presse pour l’apercevoir. Demain, il peut marquer l’histoire de son sport.

"Tchoooo" : le dernier set de feu de Félix Lebrun en quart

Video credit: Eurosport

Jeux Olympiques ou pas. 8e, quart ou demi, Felix Lebrun reste constant. Avec son air d’oisillon tombé du nid, il ne mesure pas tout ce qu’il entoure et ce qu’il réalise. En mars 2023, quand nous l’avions rencontré avec son frère au siège de sa fédération, il parlait déjà médaille aux JO. Il n’est alors que 34e joueur mondial mais le vent pousse fort dans son dos. "Je vais être franc, il y a deux ans, je me disais : ‘Mince, c’est quand même bête, ces JO arrivent deux ans trop tôt’, nous confie notre consultant Christophe Legoût, ancien champion de France et oncle de Félix et Alexis. C’est complètement fou."
L’an dernier, il est devenu le troisième plus jeune membre du top dix mondial avant de s’imposer comme le meilleur joueur du monde derrière les intouchables Chinois. Sa progression spectaculaire ne semble pas connaître, pour le moment, de limite hormis face aux représentants de l’Empire du Milieu. Sa popularité connaît la même courbe. Avec son frère, ils ont largement dépassé les frontières de leur sport. Egéries de nombreuses marques, on les voit dans des publicités à la télévision. Cette semaine, les gens se pressaient autour de l’Arena Paris Sud pour voir de leurs propres yeux celui dont tout le monde parle.
picture

Un dernier point aussi expéditif que le match : Félix Lebrun battu en demi-finale

Video credit: Eurosport

On est allé manger tranquillement dans une petite crêperie, sur une table pourrie à côté des WC. Ca ne lui posait aucun problème
Pour les journalistes, il faut venir au moins une heure et demie avant ses matches pour trouver une place. La salle n’est pas configurée pour répondre aux attentes folles du public. Trop petite pour la trop grande hype Lebrun. "Tous les soirs, on entend parler des deux chouchous de la France : Léon et Féfé, s’émerveille son oncle. Ma famille hésite à se payer des places pour son match de dimanche… Elles coûtent  320 euros !"
Même Zinedine Zidane s’est déplacé jusqu’à la Porte de Versailles pour soutenir le Montpelliérain. Antoine Griezmann a soutenu les deux frères sur X, Tyrese Haliburton, membre de la Dream Team américaine, a lui aussi succombé à leurs charmes. Mais Félix reste Félix : le ping avant tout, le reste n’est que de l’écume.
picture

La folie Felix Lebrun en point : son enchaînement dingue en vidéo

Video credit: Eurosport

"Franchement, il y a de quoi prendre la grosse tête, explique Christophe Legoût. Mais non, ce n’est pas lui. Jeudi, on est allé manger tous ensemble. On ne pouvait pas faire un pas dans la rue sans qu’il soit sollicité. Mais on est allé manger tranquillement dans une petite crêperie, sur une table pourrie à côté des WC. Ca ne lui posait aucun problème." C’est aussi ce sens des réalités qui booste son image. Est-ce parce qu’il est programmé pour cela depuis toujours ? Ou parce que le gamin, bien élevé, n’est pas du genre à prendre le cigare ? Sans doute un peu des deux.
A 17 ans, le cadet de la fratrie peut devenir ce dimanche le premier Français depuis 32 ans à s’offrir une médaille d’or lors du tournoi individuel. C’est insensé. Sauf pour lui. A 7 ans, dans la maison familiale à Montpellier, il se dessine sur un podium : ‘Je veux une médaille.’" L’heure est venue Féfé.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité